Les phtalates transforment les jeux des garçons

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Une étude Américaine a voulu évaluer l’effet du phtalate chez les enfants. Les phtalates sont une  famille de produits chimiques utilisés pour fabriquer des matières plastiques (PVC). Ils sont utilisés pour les emballages alimentaires, on peut alors l’ingérer puisqu’il migre vers les aliments contenant des graisses. On le retrouve dans du matériel médical comme les poches de perfusions entraînant une contamination sanguine directe. Les phtalates peuvent passer à travers le placenta et contaminer le foetus. Le lait maternel peut en contenir. Enfin, il est présent dans des produits cosmétiques et la contamination se fait directement à travers la peau. Son utilisation est interdite dans certains jouets en Europe.

Les chercheurs avaient précédemment démontré que certains phtalates altérent le développement cérébral des garçon, développement dépendant en partie de la présence de testostérone.

Ils ont cette fois recruté des femmes chez qui un dosage de phtalates urinaires (DEPH et DBP) pendant leur grossesse avait été retrouvé positif et ont évalué la capacité de leurs enfants à jouer à de vrais « jeux de garçons ».

Leurs résultats montrent que plus les phtalates étaient élevés chez la mère au cours de la grossesse, moins les garçons ont les jeux habituels des garçons du même âge. Les chercheurs supposent que les phtalates réduisant la testostérone , ces constations sont le résultat d’un manque d’imprégnation hormonale du foetus au cours de la grossesse. Ils n’ont pas retrouvé d’effet chez les filles.

Ils réclament des études complémentaires pour évaluer plus exactement les conséquence des contaminations par les phtalates.

Source

Prenatal phthalate exposure and reduced masculine play in boys

S. H. SwanF. LiuM. HinesR. L. KruseC. WangJ. B. RedmonA. Sparksand B. Weiss

International Journal of andrology 2009


One thought on “Les phtalates transforment les jeux des garçons

  1. Je trouve cet article consternant, car il nie complètement l’injonction culturelle faite aux garçons d’agir « comme des garçons » – donc pour des enfants de jouer aux voitures et pas à la poupée – et cela n’a strcitement rien à voir avec le taux de testostérone, mais beaucoup plus avec un dogme religieux imprégnant nos sociétés qui classe les êtres humains selon le genre.

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