lundi 26 septembre 2016

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Les protéines capables de bloquer le virus H1N1 découvertes

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Une équipe américaine du Howard Hugues Medical Institute vient de découvrir que trois protéines synthétisées par nos cellules sont capables de bloquer la réplication du virus H1N1 comme d’autres virus tels que le virus du West Nile ou le virus de la dengue (Ces deux dernier virus ne sont pas encore très bien connus en France. Des cas ont été signalés dans le sud de la France).

Comme tous les virus, le virus H1N1 ne possède pas en lui même les organites nécessaires à sa multiplication. C’est en infectant des cellules et en détournant leur système de production et leur énergie, qu’il arrive à ses fins. Les scientifiques américains ont voulu mettre en évidence quelles étaient les protéines nécessaires au virus pour pénétrer dans la cellule et s’y multiplier. Ils ont découvert que le virus a besoin de détourner 120 gènes différents pour infecter la cellule.

Il y a pourtant des gènes qui vont s’y opposer. Ces gènes codent pour 3 protéines IFITM1, IFITM2 et IFITM3 pour InterFeron Inductible TransMembrane, proteines bien connues des scientifiques et décrites dès 1984 sans que leur fonction soit identifiée. Les chercheurs ont commencé à comprendre l’intérêt de ces protéines quand ils constatent que le virus se réplique jusqu’à 10 fois plus vite en absence d’IFITM3. Et en augmentant sa production, les chercheurs montrent qu’il est possible de totalement bloquer la réplication du virus (cf image). En fait les trois proteines sont capables de bloquer ke virus mais IFITM 3 semble être la plus efficace. Ces protéines sont codées sur le chromosome 11 de nos cellules. Elles ne sont pas spécifiques du virus H1N1 et peuvent bloquer également le virus de la dengue et le virus West Nile. Cependant, elle ne sont pas efficace sur tous les virus testés.

Comment font-elles pour bloquer le virus? Les scientifiques pensent que les proteines sont disposés à la surface de la cellule et qu’en contact du virus, elle le route dans un endroit de la cellule où il sera détruit. Ils supposent que si la quantité des IFITM produites reste faible en dehors des infections, peut-être est-ce parce que des taux trop élevés pourraient être délétères pour l’individu. Ils y voient pourtant déjà une utilisation thérapeutique. Peut-être d’ailleurs que les victimes récentes du virus H1N1 étaient des personnes dont la production de ces trois protéines était faible.

Source

The IFITM Proteins Mediate Cellular Resistance to Influenza A H1N1 Virus, West Nile Virus, and Dengue Virus
Abraham L. Brass, I-Chueh Huang,Yair Benita, Sinu P. John, Manoj N. Krishnan, Eric M. Feeley, Bethany J. Ryan, Jessica L. Weyer,5 Louise van der Weyden, Erol Fikrig, David J. Adams, Ramnik J. Xavier, Michael Farzan, Stephen J. Elledge
Cell 11 December, 2009  Volume 139, Issue 6, immediate on line publication

Howard Hugues Medical Institute : un institut privé dédié à la recherche

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