samedi 3 décembre 2016

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Ronfler provoquerait des troubles hépatiques

Des travaux suisses viennent de démontrer qu’il existerait un lien entre l’apnée du sommeil et le risque de stéatose hépatique non-alcoolique.

Les chercheurs ont démontré chez la souris qu’une mauvaise oxygénation du sang (hypoxie) augmenterait l’inflammation au niveau du foie et l’accumulation de graisses. Cette hypoxie est due à la relaxation des muscles situés derrière la langue pendant le sommeil, entraînant des ronflements.

La stéatose alcoolique non-hépatique (NASH) est un syndrome ressemblant à l’atteinte du foie chez l’alcoolique, à l’exception près qu’elle concerne des personnes ne buvant que peu ou pas. Elle touche 40% de la population. Dans les cas les plus graves, elle peut conduire à la cirrhose.

Les éléments prédisposant à la stéatose alcoolique non-hépatique incluent notamment l’obésité et la résistance à l’insuline.

A l’occasion de cette expérience, des souris ont été maintenues dans un environnement appauvri en oxygène (10% au lieu de 21%) pendant 7 jours. A l’instar d’un séjour en haute altitude, ces souris ont fabriqué davantage de globules rouges. Leur foie a pris du poids (le rapport masse du foie / masse de l’organisme est passé de 4,7 chez les souris témoins à 5,4 chez les souris de l’expérience).

Les souris exposées à une atmosphère pauvre en oxygène sont également devenues plus résistantes à l’insuline.

Selon l’auteur de l’étude, il convient d’identifier les personnes obèses souffrant d’apnée du sommeil, plus à risque de souffrir d’atteinte hépatique.

Source

Hypoxia aggravates non-alcoholic steatohepatitis in mice lacking hepatocellular PTEN
Anne‑Christine Piguet, Deborah Stroka, Arthur Zimmermann and Jean‑François Dufour
Clinical Science (2010) 118, (401–410)

Crédits photo : Dr Hemmert

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