samedi 1 octobre 2016

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Moins de cancers gynécologiques grâce au soja

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Une équipe coréenne confirme l’intérêt de la consommation de soja dans la prévention des cancers gynécologiques. Parmi les cancers gynécologiques, les cancers de l’endomètre (utérus) et les cancers des ovaires, sont influencés par les hormones et la reproduction. Les facteurs de risque de cancer de l’endomètre sont l’absence de grossesse, les règles précoces, la ménopause tardive, l’obésité et les traitements oestrogéniques de substitution. En ce qui concerne les cancers des ovaires, le nombre important de grossesses et la contraception orale sont des facteurs protecteurs.

Certains composés retrouvés dans les plantes ont montré un effet bénéfique sur le risque de cancer de l’endomètre et une activité antitumorale sur l’ovaire. Parmi les phytoestrogènes, les isoflavones (génistéine, daidzéine, coumestrol), très présentes dans le soja se fixent sur les récepteurs de l’oestrogène, inhibant la synthèse de l’oestrogène. Ils pourraient donc avoir une action préventive de survenue des cancers. Le but de cette étude est d’évaluer tous les travaux publiés et d’en compiler les résultats afin de vérifier si cette prévention peut être affirmée. Au total l’évaluation a porté sur 169 051 patientes, 3516 ayant consommé du soja. L’âge moyen était de 54 ans. La consommation de soja était mesurée en forte, moyenne, basse

La consommation de soja réduit de 39% le risque de cancers gynécologiques dont une réduction de -30% des cancers de l’endomètre et de -48% des cancers ovariens. Il existe une différence entre consommation faible, moyenne et forte. En effet si une consommation faible de soja n’a pas d’incidence véritablement positive (-6%), la consommation forte permet une réduction de 39%, une moyenne de 23%. en revanche, les auteurs éprouvent des difficultés à définir la valeur optimale étant donné que les consommation varient en fonction des études. On peu néanmoins estimer qu’une consommation faible correspond à 10 g/jour et une consommation forte à 40-50 g/jour. D’autres études seraient nécessaires pour déterminer exactement la dose optimale.

Source

Soy intake and risk of endocrine-related gynaecological cancer: a meta-analysis
S-K Myung,a,b W Ju,c,d HJ Choi,e SC Kimc,d; The Korean Meta-Analysis (KORMA) Study Group
BJOG: An International Journal of Obstetrics & Gynaecology, Volume 116, Issue 13 (p 1697-1705)

Credit Photo Creative Commons by JaulaDeArdilla

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