dimanche 4 décembre 2016

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Pour vivre longtemps, mieux vaut varier les apports en protéines que réduire les apports caloriques

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Des études  animales avaient suggéré que la restriction calorique ou la réduction des apports nutritifs au cours d’un régime suffisamment riche en vitamines, minéraux et nutriments indispensables, permettaient un allongement de la vie. Si une restriction des apports caloriques chez l’homme peut améliorer son état de santé,  on ne connait pas bien son influence sur un éventuel allongement de sa durée de vie.

Une nouvelle étude publiée dans l’un des plus important journaux scientifique “Nature”, suggère que pour conserver une meilleure santé, il vaut mieux varier les apports en protéines plutôt que de réduire l’apport en calories.

L’étude a montrée que varier les quantités et les proportions d’acides aminés (constituant des protéines) modifiait la durée de vie et la fertilité des drosophiles. La variation des autres catégories de nutriments ne modifiait rien du tout.

Les chercheurs ont en particulier remarqué qu’un des acides aminés, la méthionine, était cruciale pour allonger la durée de vie mais sans réduire la fertilité des femelles drosophiles.  Ajouter de la méthionine à un régime basse calorie augmentait la fertilité sans réduire la durée de vie et curieusement, réduire l’apport en méthionine dans un régime à haute calories, allongeait la durée de vie.

Ainsi, en dosant avec précaution les différents apports en acides aminés, les chercheurs ont réussi à augmenter la durée de vie tout en améliorant la fertilité des drosophiles démontrant qu’il est possible d’allonger la vie sans pour autant réduire les apports caloriques.
Les auteurs en concluent que ce n’est pas tant la quantité de protéines ingérée qui est important mais bien les différentes variétés de ces protéines. Cela peut avoir un intérêt lorsqu’un régime proteiné est recommandé chez l’homme.

La méthionine se retrouve dans la viande, ainsi que dans les poissons, les œufs, les produits laitiers, les céréales, le soja.
Les doses de méthionine varient en fonction du poids corporel de la personne, mais pour la plupart des adultes de taille moyenne, il convient d’administrer 800-1000 mg par jour. Les enfants doivent doubler leur consommation, et les nourrissons doivent multiplier par cinq cet apport journalier.
La supplémentation en acide folique avant et au cours du premier trimestre de la grossesse, a pour but d’augmenter la synthèse de méthionine chez la femme enceinte afin d’améliorer la fermeture du tube neural du foetus, l’acide folique (vitamine B12) agissant comme coenzyme au cours de la synthèse de méthionine.

Source

Amino-acid imbalance explains extension of lifespan by dietary restriction in Drosophila
Richard C. Grandison, Matthew D. W. Piper, Linda Partridge
Nature advance online publication 2 December 2009 | doi:10.1038/nature08619

Crédit photo by GettysGirl

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