mercredi 28 septembre 2016

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Mme Bachelot corrige le tir mais ne fait pas son mea culpa

Face à un échec patent de la stratégie de vaccination de masse mise en place sous son autorité, après avoir évincé les médecins généralistes de cette stratégie en expliquant qu’ils coûtaient trop chers, après avoir renvoyé le directeur de la DDRASS de Paris, après les importantes critiques tant de proches que d’opposants sur le gaspillage financier généré sur ses ordres, Madame Bachelot-Narquin ne décide pas encore de démissionner mais recule. Elle annonce la résiliation de plusieurs commandes de vaccins pour une valeur de 350 millions d’euros, si tant est qu’il n’y ait pas de close spécifique à une telle rupture de contrats, et propose dorénavant aux médecins généralistes de participer à la vaccination, oubliant de facto le soi-disant écueil des flacons conditionnés pour 10 doses.

Il est de toute manière probablement trop tard pour que sa stratégie de vaccination de masse soit un succès. Tout cela ne s’improvise pas. L’échec précédent remonte à 2005 où l’ensemble des pays Européens s’étaient retrouvés démunis face à la grippe aviaire, avaient fait des achats massifs de Tamiflu qui sont toujours stockés et se périment petit à petit, et passé des commandes de vaccins qui n’ont jamais trouvé preneur. Les réunionnais se rappellent eux l’absence du gouvernement lorsque le chikungunia tuait sur l’île plus d’adultes et d’enfants que ne le fît la grippe A dans toute la France. L’échec du H1N1 n’est donc pas une première, c’est une double récidive.

Notre chance à été que la dangerosité du virus H1N1 était inversement proportionnelle aux ambitions de Madame Bachelot. Car il était effectivement matériellement possible de distribuer 60 millions de doses à une population dans un bref laps de temps, les autorités sanitaires américaines y ont réussi.

Nous n’en avons pas fini avec les alertes sanitaires quelles soient virales, bactériennes ou parasitaires, et il serait temps que la compétence scientifique prenne le pas sur la communication et la politique. Le pire, c’est que bien qu’elle fasse aujourd’hui machine arrière, Madame Bachelot a assuré dans son interview : “Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose“, voilà qui laisse présager des lendemains qui chanteront…

Source

TF1, le 04 Janvier 2009, vidéo en ligne

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