samedi 3 décembre 2016

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Votre point G ne doit rien à vos gènes

Le concept de point G ou point de Grafenberg du nom de son inventeur Allemand  est devenu célèbre dans les années 1980 sous l’impulsion d’un sexologue anglais. Le point G serait une zone très érogène située à l’intérieur du vagin, sur la face antérieure. Son existence reste cependant controversée dans les milieux scientifiques autorisés.

C’est donc aussi un étude anglaise qui a voulu évaluer si le point G pouvait avoir une composante génétique. 902 femmes, vraies et fausses jumelles, ont accepté de répondre à un questionnaire concernant leur sexualité et plus particulièrement sur l’existence ou non chez elles, d’un point G.

56% des femmes interrogées disent posséder un point G. Cette proportion diminue avec l’âge. Toutefois en comparant les réponses entres vraies et fausses jumelles, les auteurs ne retrouve pas de corrélation supérieure entre vraies jumelles et fausses jumelles, mettant à mal l’hypothèse d’une transmission génétique. La corrélation entre comportement sexuel, satisfaction, et attitudes envers la sexualité suggère plutôt que le point G serait un pseudo-phénomène secondaire disent les auteurs.

Donc, on ne transmet pas héréditairement son point G, en tout cas s’il existe, ce dont semblent douter les auteurs. S’ils reconnaissent volontiers que sa “révélation” peut dépendre de la capacité des femmes à le découvrir (les hommes ne sont pas mis en cause dans cette étude), ils formulent l’hypothèse que cette absence de transmission génétique s’explique par l’absence tout court du fameux point G.

Cette annonce est d’ailleurs tellement…extravagante, qu’elle risque de faire demain la une de notre presse quotidienne et hebdomadaire.

Source

Andrea Virginia Burri, MSc, Lynn Cherkas, PhD, and Timothy D. Spector, MD
The Journal of Sexual Medecine, janvier 2010
Crédit photo Creative Commons by tibchris

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