dimanche 4 décembre 2016

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8 femmes décèdent toutes les heures d’un avortement clandestin

Entre 1999 et 2009, le taux d’avortements dans le monde a été réduit de 17%, tombant de 35 à 39 avortements pour 1000 femmes en âge de procréer, résultant essentiellement d’une réduction des avortements dans des pays où il est légalisé. On est passé de 45 millions d’avortement en 2007 à 41 millions en 2003.

Ce sont les pays sous-développés, où l’avortement est en général illégal, qui en comptent pourtant le plus grand nombre. Cela a aussi une conséquence majeure. Ces avortements illégaux, pratiqués dans des conditions clandestines souvent dramatiques tuent huit femmes chaque heure dans le monde, 70 000 femmes chaque année. La majorité de ces femmes meurent en Afrique et en Asie. Aujourd’hui, l’avortement est toujours illégal dans 32 pays et 86% des femmes vivant dans des pays en développement subissent des lois très restrictives en matière d’avortement. Certains de pays ne sont pas tous si loin de nous, il y en a 3 en Europe qui interdisent l’avortement y compris en cas de viol, d’inceste ou d’anomalie fœtale, l’Andorre, San Marin et Malte, récemment entré dans la communauté Européenne.

Cependant, la légalisation ne fait pas tout, il faut encore que les moyens nécessaires soient proposés aux femmes. Ainsi, en Inde, malgré une législation favorable depuis 30 ans, 2 avortements sur 5 seulement sont pratiqués dans des conditions favorables, parce que 70% des indiennes vivent à la campagne, et n’ont pas accès aux centres de soins situés en ville.

Il y a 3 choses à faire pour améliorer cette situation :

–       Il faut donner aux femmes un accès à la contraception et améliorer l’information quand aux moyens à leur disposition. Deux tiers des grossesses non-désirées sont liées à un manque de contraception.

–       Il faut que l’avortement devienne partout légal et que cette légalisation permette d’assurer des services ne mettant pas en danger la vie ou la santé de la femme. Les lois restrictives sur l’avortement sont une atteinte aux droits des femmes. En plus, les conséquences des avortements clandestins sont au final beaucoup plus coûteux pour un système de santé que de prodiguer conseil et soins de manière éclairée et légale.

–       Il faut améliorer la qualité et la couverture des soins post-avortement, par exemple en augmentant la diffusion de méthodes simples et peu couteuses telle que l’aspiration où les médicaments.

Source

Abortion worldwide-a decade of uneven progress
Guttmacher Institute 2009

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