lundi 5 décembre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Les Oméga-3, source de vie éternelle ?

Certes, le titre est volontairement provocateur. Cependant, une nouvelle étude parue dans une revue médicale prestigieuse, le JAMA, vient de montrer que les Oméga-3 issus du poisson sont susceptibles de diminuer le raccourcissement des chromosomes, phénomène malheureusement inévitable lors de la multiplication de nos cellules et responsable de notre vieillissement.

En se multipliant, une cellule duplique son patrimoine génétique, son ADN. A chaque cycle, l’extrémité des chromosomes (pour les scientifiques, les “télomères”) s’en trouve légèrement raccourcie. Cette perte de matériel génétique au fil du temps est en partie responsable du vieillissement.

Le Graal de la médecine consisterait à pouvoir inhiber totalement ce processus d’altération des chromosomes. Objectif utopique ? Peut-être pas tant que ça.

Des chercheurs ont mesuré la longueur de ces extrémités de chromosomes chez 608 patients puis les ont mesurés à nouveau 5 ans après.

Le taux sanguin d’acides gras de type Oméga-3 de ces sujets a également été mesuré.

Par rapport aux personnes ayant un faible taux sanguin d’Oméga-3, les personnes dont le taux sanguin est le plus riche en Oméga-3 sont significativement moins sujets au raccourcissement de leurs chromosomes et donc à l’altération de leur patrimoine génétique.

Si cette étude comporte de nombreux biais, comme par exemple le fait que les personnes ayant une alimentation riche en Oméga-3 ont généralement une vie plus saine que les autres, cette étude vient renforcer le faisceau scientifique sur les bienfaits des Oméga-3.

Afin de lever tous ces biais potentiels et démontrer les bienfaits d’une alimentation riche en Oméga-3, il conviendra de mettre en place une étude en aveugle chez des sujets ayant tous une alimentation similaire en administrant à certains sujets des Oméga-3 et à d’autres un placébo. Affaire à suivre !

Source

Association of Marine Omega-3 Fatty Acid Levels With Telomeric Aging in Patients With Coronary Heart Disease
Ramin Farzaneh-Far, MD; Jue Lin, PhD; Elissa S. Epel, PhD; William S. Harris, PhD; Elizabeth H. Blackburn, PhD; Mary A. Whooley, MD
JAMA. 2010;303(3):250-257.

Crédits photo : Lorenia

Articles sur le même sujet