dimanche 25 septembre 2016

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Infections à Chlamydia, traitement et suivi médical ne sont pas suffisants

L’infection gynécologique à Chlamydia trachomatis est une maladie sexuellement transmissible. Elle touche fréquemment les adolescentes et les femmes jeunes après un rapport sexuel non protégé. Elle est d’autant plus à risque chez l’adolescente qu’elle peut provoquer une stérilité tubaire, et accroît la sensibilité au VIH. Est-ce qu’un suivi et un traitement systématique permet d’en réduire l’incidence?

Des scientifiques de la faculté de médecine de l’Indiana, ont enrôlé 386 femmes jeunes dont le comportement sexuel était évalué tous les trois mois pendant 18 mois. Elles tenaient pour cela un carnet dans lequel elles notaient tous leurs rapports sexuels, s’ils étaient protégés ou non, s’ils avaient lieu avec un partenaire déjà traité ou avec un nouveau partenaire. Une recherche de Chlamydia était réalisée à chaque rendez-vous et un traitement mis en route en cas de test positif.

Les médecins ont constaté 478 infections à Chlamydia chez 210 participantes, 176 n’ayant jamais été infectées. Il y a donc eu une moyenne de 34 infections/100 femmes/an. 121 femmes ont eu plus d’une infection. Dans 84% des cas il s’agissait d’une probable réinfection, dans 14% des cas d’un échec du traitement, et dans 2% des cas, d’une infection qui a persisté sans traitement. L’antibiotique a été efficace au total dans 92% des traitements institués par les médecins.

Ils ont pu tester 22,6% des partenaires sexuels des jeunes femmes infectés. 26% de ces garçons étaient infectés par le Chlamydia, un taux très élevé (cette infection est le plus souvent sans symptôme chez l’homme).

Au début de l’étude, 10,9% des jeunes filles étaient déjà infectées par le Chlamydia. Malgré le suivi médical, les conseils thérapeutiques et la mise en place d’un traitement, 10,4% étaient toujours infectées à la fin de l’étude. Les auteurs tiennent à rappeler qu’une infection à Chlamydia ne procure aucune immunité pouvant éviter une réinfection. Les partenaires sexuels doivent être systématiquement traités au même moment que la femme.

Crédit photo Creative Commons by i-live.gr Greek News magazine

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