Dimanche 31 août 2014

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L’hormonothérapie substitutive augmente le risque de cancer du poumon

Le cancer du poumon est une des causes majeure de mortalité pour la femme. La premier pourvoyeur en est le tabagisme. Cependant l’implication de l’hormonothérapie substitutive, même si elle n’est aujourd’hui plus recommandée, reste peu claire.

Des médecins américains ont donc analysé une base de donnée de 36,588 femmes âgées de 50 à 76 ans, en périménopause ou déjà ménopausées au moment de leur recrutement entre 2000 et 2002 pour une étude sur le mode de vie et la prise de vitamine. Ces femmes avaient répondu à divers questionnaires, en particulier  sur l’utilisation d’hormones de substitution et sur leur durée d’utilisation. Elles ont ensuite été suivies pendant des années. 344 ont eu un cancer des poumons.

Après avoir ajusté les résultats, bien sûr pour le tabagisme et pour d’autres facteurs favorisants, les scientifiques mettent néanmoins en évidence que la prise d’oestrogène et de progestérone pendant une période de 1 à 9 ans, chez des femmes ménopausées, augmente le risque de cancer du poumon de +27%. Le risque passe à +50% chez celles ayant poursuivi cette hormonothérapie substitutive pendant plus de 10 ans. La durée de l’hormonothérapie était en plus associée à un diagnostic du cancer à un stade avancé, et donc de moins bon pronostique.

Source

Lung Cancer and Hormone Replacement Therapy: Association in the Vitamins and Lifestyle Study
Christopher G. Slatore,* Jason W. Chien, David H. Au, Jessie A. Satia, and Emily White
Journal of Clinical Oncology, 10.1200/JCO.2009.25.9739

Crédit Photo Creative Commons by Wesley Fryer

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