samedi 3 décembre 2016

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La pollution automobile réduit les chances de succès d’une fécondation in vitro (FIV)

Une nouvelle contribution à l’effet nocif sur l’homme de la pollution atmosphérique : Ainsi, une étude publiée dans Human Reproduction démontre que chez les femmes vivant dans des zones où le NO2 (dioxyde d’azote)  est élevé, les chances de succès d’une FIV sont beaucoup plus faibles.

Nombreux sont les signes des effets de la pollution atmosphérique sur l’augmentation du risque de prématurité et d’un faible poids de naissance. Cette nouvelle preuve est tirée d’une étude ayant suivi 7403 femmes bénéficiant d’une FIV. Les résultats démontrent que plus les niveaux de dioxyde d’azote (NO2), produit en majorité par les véhicules diesels, sont élevés à proximité des maisons où habitent ces femmes ayant eu une FIV, plus la réussite de la  FIV est compromise  tout comme la chance d’avoir une grossesse à terme.

Les scientifiques ont recruté des femmes dans trois zones : une zone rurale, une zone urbaine et une zone de banlieue. Au cours de l’étude qui a duré 7 années, 36% des femmes ont eu une FIV qui a donné naissance à un bébé. Dans les zones où le dixoxyde d’azote était le plus élevé, la FIV avait une chance de succès inférieur de 20%.

Les fines particules appelées PM2.5, également rejetées par les automobiles, était associées à une baisse supplémentaire de 10% des chances de succès d’une FIV.

Bien que l’effet de la pollution ne soit pas encore bien compris, elle peut augmenter la production de radicaux libres et favoriser les anomalies de la coagulation sanguine, deux effets à risque pour une grossesse.

Source

Effect of air quality on assisted human reproduction
Richard S. Legro, Mark V. Sauer, Gilbert L. Mottla,Kevin S. Richter, Xian Li, William C. Dodson, Duanping Liao
Hum. Reprod. Advance Access published online on March 13, 2010

Crédit Photo Creative Commons by Graela


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