dimanche 25 septembre 2016

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Etre bon envers autrui augmente volonté et résistance

De nouvelles recherches d’un psychologue de Harvard montrent que réaliser des actions “morales” améliore chez ceux qui les pratiquent, la volonté et la persévérance. Les participants de l’étude qui faisaient des bonnes actions et s’imaginaient aider les autres, avaient une capacité de résistance accrue. Cependant, ceux qui menaient des actions lâches obtennaient également de bons résultats.

Au cours des expérimentations, à travers une série d’objectifs et de situations diverses, les bons et les méchants ont été perçus moins vulnérables à obtenir le bien ou à subir le mal. Ceux qui recevaient leurs bonnes ou leurs mauvaises actions étaient en revanche perçus comme moins capables d’entreprendre eux-même de bonnes ou de mauvaises actions : “Les gens perçoivent ceux qui font le bien ou ceux qui font le mal comme étant plus efficaces, avec plus de volonté et moins de faiblesses face aux difficultés” explique le psychologue Kurt Gray,  “Ceux qui se perçoivent bons ou mauvais, incarnent cette perception, et deviennent plus résistants”.

Ces découvertes alimentent la notion que seuls, ceux possédant une volonté intense ou de une grande maîtrise d’eux même, sont capables d’héroïsme, suggérant que simplement tenter des actions héroïques confère de la volonté : “Gandhi ou mère Thérésa ne sont peut-être pas nés avec une grande maîtrise personnelle, mais l’ont acquise en essayant d’aider les autres” dit Kurt Gray “qui appelle cet effet la “transformation morale”, parce qu’elle suggère que mener de bonnes actions a le pouvoir de transformer des êtres bons en êtres exceptionnels.

Selon Gray, cette “transformation morale” peut avoir des conséquences dans la vie de tous les jours. Il suggère par exemple une nouvelle technique pour améliorer la maîtrise de soi au cours d’un régime,  aider les autres avant d’avoir à faire face à la tentation : “Peut-être que le meilleur moyen de résister à un bon gâteau est de donner l’argent du gâteau à quelqu’un qui en aurait besoin” propose Kurt Gray. Cette philosophie peut s’appliquer à l’anxiété et à la dépression, propose t-il encore, “aider les autres et encore le meilleur moyen de reprendre le contrôle de sa propre vie”.

En fait, les psychologues ont mené deux études comportementales simples. Dans la première, les participants recevaient un dollar qu’ils pouvaient garder pour eux ou donner à une oeuvre de charité. On leur demandait ensuite de porter une charge de 5 kg aussi longtemps qu’ils le pouvaient. Ceux qui avaient donné le dollar étaient plus résistants que les autres. Dans la seconde étude, les participants tenaient un poids et en même temps, soit écrivaient une histoire, soit aidaient quelqu’un d’autre, soit faisaient du mal à quelqu’un d’autre, soit faisaient autre chose sans aucun impact sur personne. Ceux qui aidaient quelqu’un ont porté le poids pendant le temps le plus long. Etonnamment, ceux qui faisaient du mal aussi.

“Que vous soyez un ange ou un démon, Il semble qu’il y ait de la force dans les bonnes actions” dit Gray, ” les gens regardent ceux qui font le bien et le mal et disent ‘je ne pourrais jamais faire ça’ ou ‘j’aimerais avoir la force de faire ça’, mais en fait, ces études montrent que la force est un effet et non une cause, des bonnes actions.

Source

Moral typecasting: divergent perceptions of moral agents and moral patients
Gray K, Wegner DM
J Pers Soc Psychol. 2009 Mar;96(3):505-20.

Strength in naughty or nice
Harvard Gazette

Crédit Photo Creative Commons by lakareutangranser

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