lundi 26 septembre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Votre sommeil vous fait-il vraiment du bien?

Le sommeil est affecté par une variété de facteurs culturels, environnementaux, sociaux et psychologiques. Notre société réclame à certains des journées de travail de plus en plus importantes, une plus grande flexibilité des horaires, une présence 24/7, amputant d’autant le sommeil, des caractéristiques qui peuvent être encore aggravées par des problèmes de transports. En conséquences, de nombreux travailleurs rapportent une fatigue accrue et de fréquents assoupissements au cours de la journée. Plusieurs travaux ont retrouvé un lien entre le manque de sommeil et la mortalité, les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’hypertension, les maladies respiratoires et l’obésité.

Pour asseoir définitivement le rôle important du sommeil dans le bien-être de l’homme, des médecins italiens ont analysé les données obtenues dans plusieurs études, regroupant au total 1,4 millions de personnes, hommes et femmes, suivis entre 4 et 25 ans. Le résultat de cette étude est donc extrêmement robuste et fera date. Au cours de ce suivi, 112 566 personnes sont décédées. Quels sont donc les liens retrouvés entre décès et durée du sommeil ?

Une durée de sommeil inférieur à 7 heures par jour entraîne un excès de risque de décès de 12%. Dormir peu, ou se forcer à dormir peu pour réaliser une activité crée donc un risque. Cet effet d’une durée de sommeil court est aussi bien valable chez les moins de 60 ans que chez les plus de 60 ans. Ceux dormant peu, en général moins de 7 heures par jour et pour certains moins de 5 heures par jour, sont donc exposés à un risque de décès accru de 12% par rapport à ceux dormant entre 7 et 8 heures.

Une durée de sommeil longue, au-delà de 8 heures par jour est également associée à une mortalité plus élevée et à un excès de risque de mortalité augmenté de 30%. L’effet est plus évident chez les personnes plus âgées que chez les jeunes et augmente avec la durée quotidienne de sommeil, supérieure à 8 heure, supérieure à 9 heure, ou supérieure à 10 heures. Un sommeil supérieur à 9 heures par nuit doit faire évoquer une maladie passée inaperçue.

La durée de sommeil doit être dorénavant considérée comme un facteur de risque comportemental et comme un facteur de risque potentiellement modifiable.

Source

Sleep duration and all-cause mortality : a systematic review and metanalysis of prospective studies
Francesco P. Cappuccio, Lanfranco D’Elia, Pasquale Strazzullo, Michelle A. Miller
SLEEP 2010;33(5):585-592.

Crédit Photo Creative Commons by Nicolas Nedialko Nojarof

Articles sur le même sujet