samedi 3 décembre 2016

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Chez le sujet âgé, un taux de vitamine D bas favorise une dépression

Une raison de plus de faire doser votre vitamine D et, si elle est basse, d’y remédier. Une étude Italienne montre qu’un taux bas de vitamine D chez la personne âgée est lié à un risque accru de dépression.

Les chercheurs ont suivi 531 femmes et 423 hommes, sur une durée de 6 années. Leur vitamine D,  25(OH)D, a été dosée au début de l’étude et les signes d’une dépression, dépistée à 3 ans et 6 ans. Les femmes qui avaient un taux de  25(OH)D inférieur à 50 nmol/litre avaient un risque accru de dépression. Ce risque était encore plus élevé chez les hommes ayant un taux de vitamine D inférieur à 50 nmol/litre.

A la fin de l’étude, 42% des femmes et 18% des hommes présentaient les signes cliniques d’une dépression, alors que 75% des femmes et 50% des hommes avaient un taux de vitamine D inférieur à  50 nmol/litre, un taux jugé trop bas. Au total, 72% des dépressifs avait un taux de vitamine D en dessous de la normale contre 60% de ceux qui n’étaient pas dépressifs.

Les femmes ayant un taux de vitamine D déjà bas au début de l’étude avaient 2 fois plus de risque de devenir dépressives que celle ayant un taux de vitamine D normale au début de l’étude. Le rapport était moins significatif pour les hommes.

Cette étude ne prouve pas qu’un taux de vitamine D bas provoque une dépression, concluent les auteurs, mais, qu’un taux de vitamine D basse est un facteur de risque de dépression chez la personne âgée, en particulier chez la femme. Le nombre important de dépressions chez le sujet âgé doit pousser à corriger ce facteur de risque facilement modifiable, d’autant plus qu’une vitamine D basse prédispose à d’autres pathologies telles que l’ostéoporose. Le nombre de sujet en carence de vitamine D est extrêmement important.

Source

Serum 25-Hydroxyvitamin D and Depressive Symptoms in Older Women and Men
Yuri Milaneschi, Michelle Shardell, Anna Maria Corsi, Rosamaria Vazzana, Stefania Bandinelli, Jack M. Guralnik, and Luigi Ferrucci
Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism , doi:10.1210/jc.2010-0347

Crédit Photo Creative commons by Le Monolecte

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