dimanche 4 décembre 2016

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C’est grace à une mutation génétique que les tibétains peuvent vivre à 3200 mètres d’altitude

Une étude publiée en mai dans le Journal Science rapportait qu’une adaptation génétique permettait aux tibétains de vivre en altitude sans subir le fameux mal des montagnes. Un mois plus tard une deuxième étude menée par des scientifiques chinois, Anglais, Irlandais et Américains mettent en évidence l’emplacement exacte de la variation génétique. C’est cette mutation qui leur permet  depuis 10 000 ans de vivre en haute altitude.

En altitude, l’air contient la même proportion d’oxygène, soit environ 20%. Cependant, la pression atmosphérique (densité de l’air) n’est pas la même. Elle diminue à mesure que l’altitude augmente. Au sommet du Kala Pattar, un sommet Népalais, offrant un magnifique le point de vue sur l’Everest, la densité de l’air équivaut à 50% de celle se trouvant au niveau de la mer. la faible pression de l’air réduit la quantité d’oxygène absorbée à chaque respiration. Ce manque d’oxygène altère le fonctionnement cérébral, réduit la capacité des efforts. C’est pourquoi, un sujet non habitué produira une quantité plus élevée d’hémoglobine, une protéine qui présente dans les globules rouges transporte l’oxygène. Mais cette augmentation va rendre le sang plus visqueux et caractérise le mal des montagnes. Les premiers signes du mal du montagne ne doivent pas être ignorés ; fatigue, maux de tête, nausée, perte d’appétit, sensation de vertige, insomnie. Sinon la maladie peut évoluer vers un oedème cérébral ou un oedème pulmonaire pouvant entraîner la mort.

les tibétains, eux, maintiennent un taux d’hémoglobine bas. Les scientifiques ont collectés des échantillons de sang d’environ 200 tibératins vivant des des villages d’Himalaya. En comparant leur ADN à ceux de tibétains des vallées, ils ont identifiés un gène du chromosome 2 appelé EPAS1 impliqué dans la production des globules rouges et régulant la concentration de l’hémoglobine dans le sang. Le gène EPAS1 des tibétains est différent de celui que possède tous les autres êtres humains. Cette adaptation permet d’expliquer comment les tibétains vivent à 3200 mètres d’altitude.

Cependant, cela n’explique pas encore pourquoi avec si peu d’hémoglobine et donc d’oxygène, les tibétains vivent une vie normale.

Source

Natural selection on EPAS1 (HIF2%u03B1) associated with low hemoglobin concentration in Tibetan highlanders
Beall, C., G. Cavalleri, et al. 
Proceedings of the National Academy of Sciences.
, June 7, 2010

Crédit Photo Creative Common by Michel@

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