samedi 1 octobre 2016

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Les antennes relais de téléphonie mobile n’augmentent pas le risque de cancer foetal à court terme

Depuis l’arrivée de la téléphonie portable, des voix se sont élevées pour mettre en garde contre leurs dangers potentiels : elle est suspectée, surtout en cas d’utilisation prolongée d’accroître les risque de cancers du cerveau, de vertiges ou de migraine. Toutefois les preuves manquent. Les même doutes se sont élevés concernant les antennes relais. La population vivant à proximité de ces antennes a largement témoigné de son inquiétude. Dans ce cas aussi, les études menées ne peuvent pas apporter un conclusion claire quant-à un effet des ondes de radiofréquence.

Une étude a été menée en Angleterre visant à évaluer un effet potentiel de ces antennes relais sur les enfants. Les 4 opérateurs téléphoniques anglais ont fourni des descriptions précises de chacunes de leurs 81 000 antennes de téléphonie mobile .

1397 cas de cancers survenus chez des enfants de 0 à 4 ans ont été répertoriés. Ils incluaient 251 cas de cancers du cerveau, et 527 leucémies, Pour chaque enfant ayant eu un cancer, 4 enfants de même sexe et de même âge ont été sélectionnés dans le registre des naissances à titre de comparaison.

Pour chaque enfant, la proximité de son lieu d’habitation d’une antenne relais à été recherché.e Dans ce cas,  les scientifiques ont noté la distance en mètres par rapport à l’antenne relais, la fréquence des émissions reçues (MHz), et la puissance d’émission (dBm) de l’antenne à cet endroit.

Les scientifiques ne retrouvent aucune implication des antennes relais. La distance moyenne de lieu de vie des enfants ayant eu un cancer et de ceux n’en ayant pas eu, est comparable. Même quand l’on compare ceux étant soumis à une puissance de radio-fréquence élevée et ceux étant soumis à une intensité de radio-fréquence faible, aucune différence n’est retrouvée entre les enfants ayant un cancer et ceux n’en ayant pas, montrant l’absence d’implication des antennes relais.

Est-ce que cette étude nie toute responsabilité possible des antennes relais ? Non, les auteurs notent d’ailleurs certaines limitations à leur étude. En effet, en se concentrant sur les enfants en bas âge, l’étude ignore d’éventuels effets pouvant survenir à long terme. Les radiofréquences aux domiciles des enfants sont des estimations en fonction de la distance et des données fournies par les opérateurs. Les scientifiques n’ont pas eu la posiivbilité de valider leurs résultats en allant vérifier l’intensité et la fréquence des onde au domicile même des enfants.. L’étude ne tients compte qque des radiofréquences émisent par l’antelnnes de téléphonie mobile sans se soucier d’autres sources potentielles. Par ailleurs, il n’a pas non plus été tenu compte d’éventuels déménagements des enfants après leur naissance. Car en fait l’étude est incapable de déterminer un éventuel effet après la naissance, les coordonnées des enfants ne correspondant qu’à l’adresse fournie par les parents le jour de la déclarartion de naissance.

L’étude ne peut conclure seulement qu’une exposition prénatale aux radiofréquence des antennes relais ne semble pas avori d’effet à court terme chez l’enfant. D’autres études restent nécessaires pour affirmer l’inocuité des milliers d’antennes disposées un peu partout dans le pays.

Source

Mobile Phone base stations and early chilhood cancers : a case control study
Paul Elliott,Mireille B Toledano, J Bennett, L Beale, K de Hoogh, N Best, D J Briggs
BMJ 2010;340:c3077

Crédit Pghoto Creative Commons by rmx

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