dimanche 25 septembre 2016

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Evaluation psychologique à 17 ans des enfants élevés dans une famille lesbienne

Aux Etats-Unis, environ 270 313 enfants vivent au sein de familles homosexuelles et deux fois plus vivent avec un parent isolé gay ou lesbienne. Bien qu’il soit largement établi que l’homosexualité n’est pas une maladie mentale, l’opinion publique a toujours du mal à accepter cette situation. Et Malgré plus de 3 dizaines d’années pendant lesquelles les études ont montré que l’évolution psychologique des enfants n’est absolument pas liée à la sexualité de leurs parenst, la légitimité de l’adoption par des gays et des lesbiennes reste toujours à l’étude.

La première génération des enfants conçus par insémination artificielle grâce à des dons de sperme au sein de couples lesbiens arrive à l’adolescence, ce qui fournit une nouvelle opportunité d’évaluer leur bien-être psychologique. La recherche sur les jeunes enfants au sein de familles lesbiennes s’est concentrée sur 4 facteurs de développement : l’adaptation psychologique, les relations sociales, les relations au sein de la famille et les progrès scolaires. Chez le jeune enfant, l’adaptation est largement déterminée par le climat et le fonctionnement familial et cela quelque soit le sexe des parents ou leurs orientations sexuelles, les enfants allant d’autant mieux que leurs parents s’entendent bien, partagent les responsabilités, et assurent une stabilité financière.

Entre 1986 et 1992, 154 mères lesbiennes ont accepté de participer volontairement à l’étude destinée à suivre l’évolution de leurs enfants depuis la conception jusqu’à l’âge adulte. Des interviews et questionnaires poussés et répétés ont été réalisés jusqu’à ce que les enfants atteingent leur 17 ème anniversaire.

Les enfants, filles et garçons, de mère lesbienne sont globalement d’un niveau significativement plus élevé au niveau scolaire, dans leurs relations sociales, et en termes de compétences générales. Ils ont significativement moins de problèmes sociaux, transgressent moins les règles, sont moins agressifs, et ont moins de problèmes de comportement que des enfants représentant la norme américaine moyenne.

Le fait que le donneur de sperme soit connu ou inconnu, ou que le couple lesbien initial se soit séparé n’a pas modifié ces résultats.

Cette étude démontre que les enfants élevés au sein d’une famille lesbienne démontre une adaptation psychologique normale et saine.

Source

US National Longitudinal Lesbian Family Study: Psychological Adjustment of 17-Year-Old Adolescents
Nanette Gartrell, Henny Bos
PEDIATRICS Vol. 126 No. 1 July 2010, pp. 28-36 (doi:10.1542/peds.2009-3153)

Crédit Photo Creative Commons by hlora

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