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Le virus HPV est aussi responsable de cancers de la peau

Dans de nombreuses régions du monde, les cancers de la peau nés des kératinocytes, les cellules de la peau, sont les cancers cutanés les plus fréquents. Ils ont souvent des répercussions sévères car ils sont le plus souvent situés proches des yeux, de la bouche ou du nez et entraînent des défigurations, comme bien sur un risque de décès. Si les rayons ultraviolets sont un facteur de risque, une infection par un papillomavirus est aussi une des hypothèse qui reste à confirmer. Il existe plus de 100 variétés de papillomavirus. Certaines sont associées aux cancers du col de l’utérus, de la vulve ou du vagin, du pénis ou encore de la sphère oro-pharyngée, d’autres sont associés à la survenue de simples verrues.

Le Pr Margaret R Karagas et son équipe de la Dartmouth Medical School à Lebanon aux Etats-Unis, ont voulu vérifier l’implication des papillomavirus dans la survenue de certains cancers cutanés, dénommés cancer spinocellulaires.

2366 patients ayant un cancer cutané ont participé à l’étude. Parmi eux, 663 patients avaient de cancer spinocellulaire, 898 présentaient un carcinome basocellulaire et 805 servaient de groupe comparateur. Chez chaque patients, les sceintifiques ont caractérisés les traces d’une infection par un HPV en recherchant dans le sang des anticorps contre tous les sous-types d’HPV appartenant au groupe β , soit 16 sous-types (5, 8, 9, 15, 17, 20, 23, 24, 36, 38, 49, 75, 76, 92, 96, 107).

L’équipe de Lebanon met en évidence une augmentation claire du risque de cancers cutanés spinocellulaires avec l’accroissement du nombre de sérologies positives aux HPV appartenant au groupe bêta. Des anticorps positif  contre un seul sous-type de HPV n’augmente pas le risque. En revanche, quand des sérologies sont positives pour 2 à 3 sous types, le risque d’avoir un cancer spinocellulaire est augmenté de +44%, de +51% quand 4 à 8 sous-types retrouvés chez un même patient, et de +71% si il y a plus de 8 sous-types. Cette augmentation n’est pas retrouvé chez ceux ayant un cancer basocellulaire.

l’association entre les anticorps anti-HPV et le risque de carcinome spinocellulaire et encore plus forte chez ceux qui avaient pris des corticoïdes.

Etant donné l’importante croissance de ces cancers, les résultats de cette étude fournissent une base possible d’intervention en mettant en place un plan de lutte contre les papillomavirus.

Source

Gebus β human papillomaviruses and incidence of basal cell and squamous cell carcinomas of skin : population based case-control study
Margaret R Karagas, Tim Waterboer,Zhongze Li, Heather H Nelson, Kristina M Michael,  Jan Nico Bouwes Bavinck, Ann E Perry, Steven K Spencer, Janet Daling, Adele C Green, Michael Pawlita
BMJ 2010;341:c2986

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