samedi 3 décembre 2016

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le taux de vitamine D prédit le risque de maladie de Parkinson

Le fait que le taux de vitamine D puisse influencer la survenue d’une maladie de Parkinson avait été évoqué dans plusieurs études qui n’avaient cependant pas la puissance ni la méthodologie nécessaire pour l’affirmer. Des scientifiques Finlandais dirigés par Paul Knekt du National Institute for Health and Welfare d’Helsinki, ont mené une très longue étude dite prospective puisqu’elle suivait un groupe de volontaire pendant des années.

Les 3173 participants ont été recrutés dans les années 1978-1980 et ont été suivi pendant 29 années. Les scientifiques suivait leur taux de vitamine D (25-hydroxyvitamine D) et en même temps guettaient la survenue d’une maladie de Parkinson. en fonction de leur taux de vitamine D, ils ont été séparés en 4 groupes au début de l’étude. le groupe ayant le taux de plus faible de vitamine D avait un taux compris entre 8 et 28 nmol/L pour les hommes et entre 7 et 25 nmol/L pour les femmes, le groupe ayant le taux de vitamine D le plus élevé avait entre 57 et 158 nmol/L pour les hommes et 50 et 151 nmol/L pour les femmes, des différences très importantes.

Au cours des 29 années, 50 participants sont devenus parkinsoniens. Les participants du quatrième groupe, qui avaient les taux de vitamine D les plus hauts, avaient beaucoup moins de risques d’avoir une maladie de Parkinson, en fait un risque diminué de 67% par rapport aux participants du premier groupe. Ce résultat a été obtenu après ajustement sur le sexe, l’âge, l’éducation, la consommation d’alcool, l’activité physique, l’indice de masse corporel et le tabagisme.

Il est donc possible de conclure dorénavant que chez l’homme et l femme, un taux de vitamine D élevé réduit considérablement le risque de maladie de Parkinson. Il faut maintenant évaluer si un traitement par le vitamine D permettrait d’abaisser ce risque chez ceux ayant un taux bas de vitamine D.

Source

Serum Vitamin D and the Risk of Parkinson Disease
Paul Knekt, DPH; Annamari Kilkkinen, PhD; Harri Rissanen, MSc; Jukka Marniemi, PhD; Katri Sääksjärvi, MSc; Markku Heliövaara, PhD
Arch Neurol. 2010;67(7):808-811. doi:10.1001/archneurol.2010.120

Crédit Photo Creative Commons by Châtaignier

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