dimanche 4 décembre 2016

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Les américains ont mené une expérimentation inhumaine sur des malades mentaux guatémaltèques

Il y a 60 ans, les autorités de santé du gouvernement américains ont autorisé une étude au cours de laquelle plusieurs centaines de guatémaltèques malades mentaux ou prisonniers ont été contaminés par la siphilis et la blénorrhagie. L’objectif était semble t-il d’évaluer l’efficacité de vaccins contre ces maladies sexuellement transmissibles. Le président des Etats-Unis, Barrack Obama a personnellement téléphoné au président du Guatemala Colom pour présenter des excuses officielles (photo). Aucun des patients n’avaient été informés de l’expérimentation en cours. Hillary Clinton, la secrétaire d’état des Etats-Unis a également présenté des excuses qualifiant cette étude de “condamnable et non éthique“. Dans un comuniqué officiel, Hilary Clinton écrit ” Bien que ces évènements se soient déroulés il y a 64 ans, nous sommes outragés qu’une étude aussi condamnable ait pu être réalisée sous l’égide des autorités sanitaires gouvernementales. Nous regrettons profondément ce qui est arrivé, et nous présentons nos excuses à toutes les personnes qui ont eu à subir de telles pratiques“.

Le Professeur Susan Reverby, qui a rendu publique cette félonnie a expliqué que cette expérimentation, menée au cours des années 1946 à 1948 avait été réalisée avec l’assentiment des autorités guatmaltèques de l’époque. Environ 700 personnes ont été contaminées sur les 1500 qui avait été incluses.

Des prostituées infectées par des gonocoques ou par la siphilis ont d’abord été utilisées pour les transmettre. Les scientifiques ont tenté d’évaluer l’efficacité préventive de la pénicilline. Les patients, s’ils étaient contaminés recevaient ensuite un traitement. Cette histoire n’est pas sans rappeler les expérimentations connues sous le nom d’Expérimentation de Tuskegee, qui avaient duré de 1932 à 1972 et au cours de laquelle des noirs pauvres avaient été infectés par la syphilis sans jamais recevoir de traitement afin de suivre les conséquences de l’évolution de la maladie. Cette histoire révélée au public au cours du mandat du président Bill Clinton ; celui-ci avait présenté ses excuses publiquement.

Le président de Guatémala Colom et les médias guatémaltèques sont profondément indignés et réclament toute la lumière sur cette expérimentation inhumaine ainsi que des compensation pour ceux qui ont eu à en souffrir.

Source

Apology 60 Years After Prisoners And Mentally Ill Guatemalans Deliberately Infected With Syphilis By US Government

Read-out of the President’s Call with Guatemalan President Colom

Crédit Photo Creative Commons by United States Government Work

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