mercredi 28 septembre 2016

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Suspension d’un programme de vaccination anti-HPV en Inde

En réponse aux demandes répétées de groupes de défenses de patients, le gouvernement Indien vient de suspendre le projet de vaccination par le vaccin anti HPV prévu dans deux provinces du pays, Pradesh et Gujarat.

Dès octobre 2009, les avocats de 68 associations de défense des droits de l’homme et de défense des femmes, préoccupé par la mise en place d’un vaste projet de vaccinations par le vaccin anti-HPV, avaient adressé un courrier aux autorités sanitaires du pays, qui est resté sans réponse.

Un nouveau courrier a été envoyé par plusieurs avocats en avril 2010 appelant finalement à la cessation immédiate de tout projet de vaccination de masse par les vaccins anti-HPV tant que «des doutes concernant la sécurité d’emploi, l’efficacité et le rapport coût-efficacité ne seraient pas réévalués».

Ce courrier demandait également une enquête et une compensation pour les effets secondaires et les décès supposés liés à la vaccination de 4 jeunes filles ayant participé à une première étude de vaccination par le vaccin anti-HPV.

Le 28 décembre 2009, devant l’absence de réponse, les groupes d’opposition au vaccin ont tenu de vastes meeting publiques. En Février 2010, les groupes pharmaceutiques producteurs des vaccins ont apporté des réponses quant à la sécurité d’emploi et au déroulé des essais cliniques; mais probablement trop tard, car en avril 2010, la pression sur le gouvernement était si forte que le projet de vaccination a été suspendu.

Une réponse plus prompte du gouvernement n’aurait-elle pas permis d’éviter une telle issue?

Le gouvernement indien vient de faire l’expérience de la nécessité d’une communication claire face aux craintes du public et des associations le représentant. Ce qu’elles réclamaient au début était raisonnable, accroître les fond destinés à la santé, assurer la sécurité d’emploi, communiquer clairement et honnêtement sur tout risque potentiel.

L’absence de réponse des autorités a exacerbé les craintes du public. Il est nécessaire de communiquer différemment et mieux auprès du public à qui l’on propose soit une investigation clinique soit un programme de santé comme une vaccination large de tout ou partie d’une population.

Source

The India HPV-vaccination suspension
Heidi Larson, Pauline Brocard, Geoffrey Garnet
The Lancet Vol 376, august 2010, 572-73

Crédit Photo Creative Commons by mckaysavage

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