
Une étude importante publiée dans la revue américaine Neurology, la revue officielle de l’académie américaine de neurologie, démontre que 10 km de marche par semaine protège le cerveau et préserve la capacité mnésique lors de la vieillesse. Ces résultats sont, selon un des auteurs, Kirk I. Erickson, des résultats prometteurs de la prévention de la démence et de la maladie d’Alzheimer, qui devraient encourager à lancer de nouvelles études.
Pour mener à bien cette étude, 299 patients de 78 ans en moyenne, sans aucune atteinte mnésique, mesuraient leur distance de marche hebdomadaire, et cela pendant 9 années. Après ces 9 années, les scientifiques ont réalisé des scanners cérébraux de chaque participants afin de mesurer la taille de leur cerveau, taille qui normalement se réduit avec l’âge avec en particulier une réduction de la taille de la substance grise. Chaque patient a ensuite poursuivi sa participation à l’étude encore durant 4 années, au bout desquels une évaluation de leur capacité mnésique a été réalisée pour chacun à la recherche d’une démence.
Les analyses des scientifiques retrouvent que les patients qui marchaient entre 10 et 15 kilomètres par semaine, conservaient un volume de matière grise plus important que ceux qui marchaient moins de temps. Plus l’activité physique avait été importante, plus les volumes cérébraux frontal, occipital, entorhonal et hippocamapal restaient volumineux. A partir de 10 kilomètres de marche hebdomadaire, une augmentation du volume de la substance grise était détectée. Elle n’était pas plus augmentée par une distance de marche supérieure à 10 kilomètres.
A la fin de l’étude, 40% des participants soit 116 personnes avaient développé une démence. Les scientifiques retrouvent que ceux qui marchaient le plus, réduisaient le risque d’avoir une démence de 50%.
“Si un exercice régulier peut améliorer la santé du cerveau et améliorer la pensée et la mémoire, cela donne une bonne raison de plus de faire de l’exercice régulier un impératif en termes de santé publique” explique le Dr Erickson.
Source
Physical activity predicts gray matter volume in late adulthood: The Cardiovascular Health Study
K.I. Erickson, C.A. Raji, O.L. Lopez, J.T. Becker, C. Rosano, A.B. Newman, H.M. Gach, P.M. Thompson, A.J. Ho, and L.H. Kuller
Neurology, 2010
Articles sur le même sujet
- Le jonglage développe les connexions cérébrales
- Plus d'une centaine de médicaments vendus en France pourraient accélérer le déclin cognitif et la mortalité des personnes âgés
- Un traitement révolutionnaire pour la maladie d'Alzheimer? Le Bexarotène fait reculer rapidement la maladie chez la souris
- Accident vasculaire cérébral : rééduquer avec la Wii
- Jouer au foot peut altérer les capacités cérébrales et mentales

Chargement
Excellent ! Merci pour ce partage d’informations et aide à la prise de conscience de ce qui est vital.
patricia