jeudi 29 septembre 2016

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L’est de la Birmanie connait une crise sanitaire sans précédent

Les violations des droits de l’homme actuellement commis contre plusieurs éthnies (dont les Karen sont une des ethnies les plus connues) et le blocage de l’aide humanitaire, ont d’importantes répercutions sur l’état sanitaire des habitants de l’est de la Birmanie (Myanmar) avec en particulier un accroissement de la mortalité et de la morbidité, liées à des maladies pourtant tout à fait curables, comme le paludisme, les diarrhées et les pathologies respiratoires.

Cette dégradation de l’état sanitaire a également des répercusions sur les pays voisins comme la Thaîlande, avec des taux de paludismes résistants particulièrement élevés le long de la frontière entre les deux pays.

La prise en charge des populations touchées par le palludisme se heurte à l’absence de moyens sanitaires. Moins de 1,8% des dépenses totales de l’état Birman sont consacrés à la santé, plaçant la Birmanie au 138 ème rang mondial en 2009.

Ce rapport sur l’état sanitaires des populations de l’est de la birmanie a été réalisé dans 21 villages et a inclus  5,754 habitants de ces zones touchées par des années de guerre civiles et d’abus des droits de l’homme contre les populations indigènes.

Ces populations se caractérisent par un taux de naissance élevé, un taux de mortalité élevé et une absence importante des hommes de moins de 45 ans, une caractéristiques des zones de guerre comme cela a pu être déjà identifié en Sierra Leone. Les indicateurs sanitaires de ces communautées, en particulier des femmes et des enfants, sont bien plus mauvaises que celles de la moyenne du pays. La mortalité infantile est deux fois plus élevée que la valeur nationale et la mortalité maternelle trois fois plus élevée.

Alors que la violence est endémique, la mort violente représente “seulement”, 2,3% des décès. En effet, 59,1% des décès sont liés à des maladies pour lesquelles des traitements existent comme le paludisme, qui compte pour 24% du total des décès. L’étude retrouve qu’une femme sur 14 est infectée par le paludisme, un des taux les plus élevés au monde.

Pour les enfants de moins de 5 ans, les premières causes de mortalité sont le paludisme (37,7%), suivies des infections digestives avec diarrhées (17,4%) et des infections respiratoires aiguës (14,9%). 27% des décès infantiles surviennent dans les 28 jours qui suivent la naissance. 41.2% des enfants et 18% des femmes sont en état de malnutrition.

En l’absence d’aide sanitaire de la part de l’état Birman, les communautés tentent par elles-mêmes d’améliorer l’accès au soins. Des programmes sanitaires internationaux ciblent une population de 376,000 personnes dont 40 000 sont touchés par le palludisme. Afin d’acroitre cette couverture sanitaire, il est nécessaire que le gouvernement militaire Birman cesse immédiatement le blocage de l’aide humanitaire internantional et les abus actuels commis contre ces populations.

Source

Women and children bear brunt of health crisis in eastern Burma
The Burma Medical Association, National Health and Education Committee, Back Pack Health Worker Team and ethnic health organizations serving the Karen, Karenni, Mon, Shan, and Palaung communities collaborated to plan, design, and implement this survey. Technical support was provided by the Global Health Access Program and the Center for Public Health and Human Rights, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health.

Published in October 2010

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