samedi 3 décembre 2016

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Le Jurassik Park des bactéries

Une équipe de chercheurs de l’université de Binghamton emmenés par le Pr Lowenstein ont réussi à ramener à la vie des bactéries datant de plusieurs milliers d’années, séquestrées dans une goutte d’eau au sein de cristaux de sel. Cela faisait longtemps que les géologistes, qui, découvrant des inclusions liquides dans des cristaux datant de centaines de milliers d’années, se demandaient s’il serait un jour faisable d’y retrouver des bactéries piégées.

Ces organismes que l’on pourrait découvrir seraient-ils authentiquement des organismes aujourd’hui disparus, ou sont-ils comparables à ceux que nous connaissons aujourd’hui? L’équipe de scientifique de l’université de Binghamton a reçu 400 000 dollars de la National Science Foundation pour répondre à cette question.

Ils ont d’abord examiné des inclusion fluides sous un microscope. Piégées dans ces inclusions, ils ont identifié l’existence de bactéries et d’algues, qui auraient pu servir de nourriture à ces bactéries millénaires, prouvant ainsi l’existence d’un minuscule écosystème. Et si les microorganismes n’ont pas survécu leur ADN doit toujours être enfermés dans cet écosystème.

Après avoir réalisé des prélèvements au sein de ces inclusions, dont ils ont évalué la salinité, les chercheurs ont débuté la reconstruction de l’ADN des bactéries, algues et champignons qui vivaient dans cet espace clos. Ils ont pu cerner les différents microorganismes qui vivaient dans le lac où les cristaux de sel ont été prélevés. Ceux-là provenaient de la vallée de la mort et de la vallée du sel en Californie ainsi que de sites localisés au Michigan. Leur analyse montre que les températures aux endroits de prélèvement atteignait à l’époque 54°C.

Après séquensage de l’ADN, les bactéries découvertes ont pu être mises en culture. Pour les scientifiques, ces gouttes d’eau sont comme des capsules temporelles, une manière de remonter le temps. Certaines inclusions fluides ainsi examinée par l’équipe du Pr Lowenstein permettent de remonter à 500 millions d’années. Ce travail a des implications majeures pour la connaissance du passé climatique de la terre.

Source

Scientists open tiny ‘time capsules’ in search of ancient DNA

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