samedi 3 décembre 2016

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Quel est le meilleur Indice de Masse Corporel pour une vie longue?

Un indice de masse corporel élevé s’accompagne d’une augmentation de la mortalité de causes cardiovasculaires et cancéreuses mais la relation précise entre IMC et mortalité reste toujours imprécise ( l’IMC se calcul en divisant le poids par la taille au carré). L’étude est publiée dans la grande revue américaine The New England Journal of Medicine.

Pour évaluer précisément ce lien entre IMC et mortalité, les scientifiques ont analysé les données de 19 études. Cette analyse a permis de cumuler les données de 1,46 millions de personnes, âgés de 19 à 84 ans. Pour mesurer le risque, il a été tenu compte de l’âge, de l’activité physique, de la consommation d’alcool, de l’éducation, et du statut marital. Le suivi a duré 10 années.

L’IMC moyen était de 26,2. Au cours du suivi de 10 ans, 160 087 ont été enregistrés. Chez les participants non fumeurs, les scientifiques ont retrouvé que la mortalité était augmentée pour les IMC trop faibles ainsi que pour les IMC trop élevés. Par rapport à un IMC de 22.5 à 24.9, utilisé comme référence,  le risque est augmenté de +47% pour un IMC abaissé se situant entre 15.0 à 18.4, de +14% pour un IMC trop faible se situant entre 20.0 à 22.4, de +13% pour un IMC augmenté se situant entre 25.0 à 29.9, de +44%  pour un IMC augmenté se situant entre 30.0 à 34.9, de +88% pour un IMC augmenté se situant entre 35.0 à 39.9 et de +251% pour un IMC augmenté se situant entre 40.0 à 49.9.

Cette étude démontre que chez des participants caucasiens, un surpoids ou une obèsité, s’associent avec une augmentation de la mortalité. Cette mortalité est réduite chez les individus ayant un IMC situé entre 20 et 24,9. Pour calculer votre IMC, cliquez ici.

Source

Body-Mass Index and Mortality among 1.46 Million White Adults

Amy Berrington de Gonzalez, D.Phil., Patricia Hartge, Sc.D., James R. Cerhan, Ph.D., Alan J. Flint, Dr.P.H., Lindsay Hannan, M.S.P.H., Robert J. MacInnis, Ph.D., Steven C. Moore, Ph.D., Geoffrey S. Tobias, B.S., Hoda Anton-Culver, Ph.D., Laura Beane Freeman, Ph.D., W. Lawrence Beeson, Dr.P.H., Sandra L. Clipp, M.P.H., Dallas R. English, Ph.D., Aaron R. Folsom, M.D., D. Michal Freedman, Ph.D., Graham Giles, Ph.D., Niclas Hakansson, Ph.D., Katherine D. Henderson, Ph.D., Judith Hoffman-Bolton, Jane A. Hoppin, Sc.D., Karen L. Koenig, Ph.D., I-Min Lee, Sc.D., Martha S. Linet, M.D., Yikyung Park, Sc.D., Gaia Pocobelli, M.S., Arthur Schatzkin, M.D., Howard D. Sesso, Sc.D., Elisabete Weiderpass, Ph.D., Bradley J. Willcox, M.D., Alicja Wolk, Dr.Med.Sci., Anne Zeleniuch-Jacquotte, M.D., Walter C. Willett, M.D., Dr.P.H., and Michael J. Thun, M.D.
N Engl J Med 2010; 363:2211-2219December 2, 2010

Crédit Photo  reative Commons by Fellowship of the Rich

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