samedi 3 décembre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

C’est le chômage qui fait la criminalité, pas les étrangers

C’est le taux de chômage d’une commune, mais pas le nombre d’étrangers qui y résident, qui détermine la criminalité de cette commune, selon une étude réalisée par des criminologues des universités de Gand et de Louvain, et publiée dans le British Journal of Criminology.

Des études précédentes avaient retrouvée un lien positif entre la pauvreté et la criminalité montrant que plus les indicateurs de pauvreté étaient élevés, plus l’était également le taux d’actes criminels au sein d’une commune. Cette nouvelle étude a évalué l’influence de plusieurs indicateurs de pauvreté sur la criminalité au sein de 589 communes belges entre 2001 et 2006.

Elle démontre que le chômage est l’indicateur qui a le plus fort impact sur la criminalité locale. L’impact du chômage sur la criminalité est même plus fort que celui des revenus financiers, et donc que la pauvreté. Les inégalités de revenus ont cependant un effet sur la criminalité contre les biens d’autrui mais en revanche pas sur les crimes violents. La criminalité est, en Belgique, essentiellement concentrée dans les centres villes avec cependant des variations régionales importantes.

Donc pour lutter contre l’insécurité, mieux vaut probablement se concentrer sur la lutte contre le chômage que sur la stigmatisation d’une communauté.

Source

Unemployment, Inequality, Poverty and Crime
Spatial Distribution Patterns of Criminal Acts in Belgium, 2001–06
Marc Hooghe, Bram Vanhoutte,Wim Hardyns, Tuba Bircan
Br J Criminol (2010)doi: 10.1093/bjc/azq067First published online: December 1, 201

Crédit Photo Creative Commos by Arenamontanus

Articles sur le même sujet