jeudi 29 septembre 2016

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Le risque d’infection après chirurgie à baissé de 24% en 5 ans.

Le risque de contracter une infection du site opératoire, c’est à dire de l’endroit du corps où le chirurgien à opéré, a baissé de 24% en cinq ans (de 2004 à 2008), selon un rapport de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

En 2008, la surveillance de 1.735 services ayant réalisé 234.005 interventions chirurgicales en orthopédie (30,8%), en chirurgie digestive (21,4%) et en gynécologie-obstétrique (16,3%), a permis d’identifier 2.719 patients souffrant en post-opératoire d’une infection du site opératoire.

Cela représente 1,16 infection pour 100 opérations chirurgicales menées en 2008 dans ces centres, soit une baisse de 27% par rapport à 2004. Pour les patients n’ayant aucun facteur de risque (NNIS-0 ; âge<65 ans ; intervention programmée ; durée de séjour préopératoire ≤1 jour) ce risque est d’infection est plus bas, estimé à 0,62 %, soit environ un patient sur 150.

Une baisse de se poursuit puisque la diminution était déjà de 23% entre 1999 et 2004.

En fonction de l’intervention, des variations de baisse du risque d’infection ont été enregistrées : – 48% du risque d’infection du site opératoire pour une cure de hernie de la paroi abdominale, -25% pour une appendicectomies, -13% pour une chirurgie du côlon, -27% pour une prothèses de hanche, -58% pour une prothèses de genou, chirurgie des veines périphériques (-45%), -37% pour une césarienne et –33% en chirurgie urologique.

Ainsi la moyenne du risque d’infection (en %) du site opératoire en fonction de quelques interventions communes sont les suivantes (en 2008) :

–       les hernies inguinales et de la paroi antérieure de l’abdomen : 0,43
–       les cholécystectomies : 0,68
–       les prothèses de hanche : 0,67
–       les prothèses de genou : 0,18
–       les césariennes : 1,61
–       la chirurgie du sein : 1,94
–       chirurgie veineuse périphérique : 0,50

Il faut pourtant rester vigilants car ces résultats ne sont pas exhaustifs et des centres différents ont participé à l’étude chaque année. Ainsi, on ne sont considère que les services ayant participé à l’étude pendant l’ensemble des cinq années, de 2004 à 2008, la diminution de l’incidence des infection n’est plus significative pour les appendicectomies, les chirurgies du côlon, les chirurgies des veines périphériques et les chirurgies urologiques. Et on voit même une augmentation du risque pour la chirurgie du sein (de 1,09% à 2,55%, soit +57%).

Source

Surveillance des infections du site opératoire en France en 2008
INVS 29 décembre 2010

Crédit Photo Creative Commons by ReSurge International

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