lundi 5 décembre 2016

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Tabagisme passif = 600 000 morts

Dites non au tabagisme passif  (publicité anglaise)

Le tabagisme passif est très commun dans de nombreux pays mais rarement un bilan des conséquences engendrées par ce phénomène a été posé. Compilant les données recueillies au sein de 192 pays, des scientifiques de l’institut de médecine environnementale de Stockholm présentent un bilan bien sombre.

Le bilan présenté est en fait un bilan mondial puisqu’il y a globalement 192 pays dans le monde (191 pour l’ONU), le calcul pouvant dépendre de la reconnaissance ou non de l’indépendance de certains états.

Les effets secondaires du tabagisme passif ont été dénoncés pour la première fois en 1928. Mais ce n’est qu’en 1970 que des scientifiques ont commencé à s’y intéresser de plus près. Le problème a été pris en main par l’OMS ce qui a permis, au sein des 171 pays signataires de la convention sur le contrôle du tabac, de réduire l’exposition au tabac sur les lieux de travail, puis dans les endroits publiques.

Dans le monde, 40% des enfants, 33% des hommes non fumeurs et 35% des femmes non fumeuses ont été exposé au tabagisme passif en 2004, date de collecte des données. Cette exposition a causé 379 000 décès par maladie cardiovasculaire, 165 000 décès par infection respiratoire pulmonaire, 214 000 par cancer des poumons et 36 900 du fait d’un asthme. Ainsi le nombre de décès imputables au tabagisme passif en 2004 équivaut à la disparition de la ville de Lyon et sa métropole. Cette mortalité représente 1% de la mortalité mondiale. 47% de cette mortalité a touché des femmes, 28% des enfants et 26% des hommes. Cette mortalité prématurée représente presque 11 millions d’années de vie perdue. Ce sont les enfants qui payent le plus lourd tribut cumulant 61% de ces 11 millions d’années de vie perdue.

En plus des décès prématurés, on estime que 5,5 millions d’enfant ont présenté une infection respiratoire et que 651 000 souffrent d’un asthme lié au tabagisme passif. Parallèlement 2,8 millions d’adultes ont subi un évènement cardiaque et 1,2 millions sont devenus asthmatiques toujours pour la même cause.

Permettre aux non fumeurs d’échapper au tabac reste donc une priorité majeure des politiques de santé publique. Elles participeront à réduire la mortalité, les maladies cardiaques et respiratoires ainsi que le coût de la santé.

Source

Worldwide burden of disease exposure to second-hand smoke: a retrospective analysis of data from 192 countries
Mattias Öberg,  Maritta S Jaakkola, Alistair Woodward, Armando Peruga, Annette Prüss-Ustün
The Lancet, Volume 377, Issue 9760, Pages 139 – 146, 8 January 2011

Crédit Photo Creative commons by hsufehmi

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