lundi 5 décembre 2016

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Marcher contre le diabète

L’augmentation considérable du nombre de diabètes est souvent attribuée à un manque d’exercice physique. Chez quelques groupes bien particuliers de patients, une augmentation de l’exercice physique permet de réduire le poids et la progression de l’insulinorésistance. Des scientifiques de Tasmanie ont voulu examiner précisément la relation qui existe entre exercice physique, objectivée par un podomètre, et risque de diabète. L’étude a durée 5 années.

592 adultes, 267 hommes de 51 ans en moyenne et 325 femmes de 50 ans en moyenne, ont participé à l’étude. Au début de l’étude, 17% des hommes et 16% des femmes étaient obèses, 57% des hommes et 36% étaient en surcharge pondérale.

Avant le début de l’étude, on mesurait leur poids, leur indice de masse corporelle, leur rapport taille/hanche, et leur insulinorésistance. L’indice de masse corporel et le tour de hanche permettraient d’évaluer l’évolution de l’adiposité. Tous les participants ont également répondu à un interrogatoire précis sur leur alimentation, leur mode de vie, et leurs activités physiques. Ils ont appris à remplir un questionnaire qu’ils répèterons chaque semaine afin d’évaluer leur activité physique sur la semaine. Ils portaient également un podomètre qui a permis précisément de mesurer leur nombre de pas quotidiens.

Les scientifiques ont d’abord mesuré l’évolution du nombre de pas quotidiens entre le début et la fin de l’étude. Environ  un tiers des participants ont augmenté leur nombre de pas quotidien entre le début et la fin de l’étude, 16,7% l’ont conservé, tous les autres l’ont diminué. Sur l’ensemble de la population de l’étude c’est une diminution  de 65% du nombre de pas quotidiens qui est constaté. Ceux qui avaient cependant augmenté leur nombre de pas quotidiens en 2005 par rapport à 2000 ont bénéficié d’une diminution de leur indice de masse corporel, de leur rapport taille/hanche et de leur insulinorésistance.

Les analyses montrent que si une personne comme celles de l’étude, relativement inactives, augmente son activé de 10 000 pas par jour, cela permettra une réduction de 0,83 de son indice de masse corporelle et de 12% à 13% de son insulinosensibilité. Cette amélioration de l’insulinosensibilté semble liée à la réduction de l’adiposité.

Ceux qui réalisaient déjà un nombre de pas élevé en 2000 et ont maintenu cette cadence jusqu’en 2005 avaient un IMC inférieur de 0,8 à ceux qui ont maintenu un faible nombre de pas pendant cette période.

Une femme couvre un kilomètre en 1493 pas et un homme en 1316 pas, la différence venant d’une largeur moyenne de pas supérieure de 9 centimètres chez l’homme. Proposer une recommandation de 10 000 pas par jour revient environ à proposer une marche de 8 kilomètres quotidiens (sur une durée de 5 jours par semaine). La dépense énergétique est, pour une distance équivalente, variable en fonction de l’âge, du poids, du sexe, de la taille et de la longueur des jambes. Pour ceux qui auraient la volonté de s’astreindre à cette recommandation de 10 000 pas quotidien, l’étude démontre auront une amélioration ” fois supérieure de leur insulinosensibilité par rapport à ceux parcourant 3000 pas par jour, 5 jours par semaine. Ainsi pour vaincre le diabète, l’activité physique est indispensable, et la marche est un premier pas…

Source

Association of change in daily step count over five years with insulin sensitivity and adiposity: population based cohort study
T Dwyer, A-L Ponsonby, O C Ukoumunne, A Pezic, A Venn, D Dunstan, E Barr, S Blair, J Cochrane, P Zimmet, J Shaw
BMJ 2011; 342:c7249

Crédit Photo Creative Commons by Dominic’s pics

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