samedi 1 octobre 2016

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La pollution atmosphérique tue 1200 personnes par an à Hong-Kong (combien en France?)

Ce sont des scientifiques de l’université de Hong-Kong qui publient ces chiffres. Deux chercheurs ont étudié le rapport entre la baisse de la visibilité à l’horizon, un phénomène lié à la pollution, et l’augmentation de la mortalité. Alors qu’une visibilité à 30 kms est la norme, chaque baisse de visibilté de 6,5 kms, augmente de 1,13% le nombre de décès dans la ville.

Cette technique est, selon les chercheurs,  facilement applicable à toutes les villes. Les chercheurs ont mené leur etude sur 4018 jours, de 1996 à 2006, évaluant la visibilité, ainsi que le niveau de concentration des particules PM10, de dioxyde de carbone, de dioxyde de souffre et d’ozone. Ces résultats ont été corrélés avec les décès enregistrés dans la ville. Il apparait clairement que les décès évitables sont liés à un excès de mortalité d’origine pulmonaire et cardiovasculaire en relation avec l’augmentation de concentration de la pollution atmosphérique.

Cette réduction de la visibilité ne concerne pas que les grandes citées chinoises. Une bulle jaunâtre est fréquemment visible au dessus de Paris, réduisant la visibilté.

Cette publication est réalisée la semaine même où, selon l’association environnementale Ecoforum, la France est menacée d’une lourde sanction financière par l’Union Européenne pour non-respect des niveaux de particules dans l’atmosphère. Le laxisme français en matière de pollution aux particules est particuièrement illustré par ce nuage de particules qui depuis lundi 31 janvier 2011 s’étend sur la région Rhône-Alpes, l’Auvergne,  l’Ile-de-France, le Nord-pas-de-Calais, la Picardie et la Normandie : «Les concentrations sont importantes et les niveaux ont approché ou atteint le seuil d’information du public et de diffusion de consignes sanitaires, c’est-à-dire 80µg/m3 en moyenne journalière. En Haute-Savoie le seuil d’alerte (125µg/m3) a même été atteint».

Selon le ministère de l’Ecologie, dirigée par madame kosciusko morizet, c’est la faute du beau temps :  «le beau temps hivernal froid et sec, propice à la stagnation des polluants émis dans l’atmosphère par les transports, les industries et le chauffage» est à l’origine de ce phénomène. Ce sont bien sûr les véhicules diesels qui sont principalement responsables de  l’émission de ces particules polluantes toxiques pour les hommes.

Source

Hong Kong’s murky skyline is linked with excess death
Jane Parry
BMJ 2011; 342:d498

Environnemental Research
2010; 110:617-23

Air : pics de pollution aux particules fines
Mis à jour 01-02-2011 15:58

Crédit Photo Creative Commons by amee@work

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