samedi 3 décembre 2016

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Né pour sauver son frère



Depuis son autorisation par la loi de bioéthique de 2004, 10 autorisations de diagnostic pré-implantatoire ont été délivrées par l’Agence de la biomédecine à des couples demandeurs.

Le 26 janvier 2011, le premier enfant issu d’un tel diagnostic pré-implantatoire avec typage HLA est né : cette méthodologie permet d’évaluer avant réimplantation dans l’utérus maternel, d’une part l’absence de maladie génétique et d’autre part, de la compatibilité de l’embryon avec le système HLA du futur receveur. Dans le cas de cet enfant, né à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart, il a fallut éliminer une bêta-thalasémie, maladie génétique récessive endémique dans certains pays : la thalassémie est une anémie héréditaire associée à une hémoglobinopathie (déficience dans la synthèse d’une ou de plusieurs des quatre chaînes formant l’hémoglobine des globules rouges). Cela se traduit par une anémie assez importante. On observe également une hypertrophie de la rate et des déformations du crâne et des os longs. Le nouveau-né est donc exempt de cette pathologie et possède d’autre part un système HLA compatible avec son aîné, malade, a annoncé l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris dans un communiqué.

Le bébé, un garçon de 3.650 grammes, est né le 26 janvier. Le sang de son cordon ombilical a été conservé afin d’être greffé dans un proche avenir à son frère aîné.

“Sept transferts avec diagnostic pré-implantatoire et recherche du groupe HLA ont eu lieu. Il y a eu 3 grossesses. Ce bébé est le premier né dans le cadre de cette loi.

Source

Communiqué de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris

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