vendredi 30 septembre 2016

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Skier? Oui, mais avec un casque!

En 2009, en Autriche, un politicien allemand et une mère de famille de 4 enfants se sont percutés le jour du nouvel an. Le politicien, qui portait un casque, à survécu au traumatisme cérébral. La mère de famille qui n’en pourtait pas, a elle succombé. Au Canada, l’actrice Natasha Richardson (photo) est également décédée d’un traumatisme cranien suite à un accident de ski; elle ne portait pas de casque. Dans la semaine qui a suivi cet accident, les consultations aux urgences de l’hopital de Montréal ont augmenté de 60%, montrant que la couverture médiatique de l’accident avait accru l’anxiété parentale. Ces accidents ont également influencé les médecins puisque 15% des neurochirurgiens de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche ont acheté un casque avant d’aller skier…Le port d’un casque au ski à augmenté de 44% en 2008 et de nouveau de 57% en avril 2009, et est devenu obligatoire pour les moins de 16 ans.

Quel est le bénéfice réel du port d’un casque au ski?

Les blesssures de la tête représentent de 9% à 19% des blessures répertoriées lors de la pratique du ski. Des blessures sévères de la tête sont une cause majeure de décès lors des accidents de ski. Une analyse récente menée chez des snowboarders a montré que le port du casque réduisait de 35% les blessures de la tête.

Mais cela a t-il des désavantages? Porter un casque peut-il donner un faux sentiment de sécurité et finalement engager les porteurs à aller plus vite? En comparant un groupe de snowboarders qui prend des risques à un autre qui n’en prend pas, on a pu constater que si le premier va en moyenne plus vite que le second, 53 km/h contre 45 km/h, le nombre de porteurs de casques est identique dans les deux groupes, 59%. Porter un casque ne veut donc pas dire que l’on est un case-coup.

Il est reproché au casque d’amputer le champs de vision et de réduire la qualité de l’audition. Peu d’études ont estimé cette composante. L’une d’elle vient de montrer que le port d’un casque accroit l’audition des fréquences comprises entre 2 Hz et 8 Hz, exactement le bruit causé par un skieur ou un snowboarder passant à proximité de vous ou d’un freinage sur la neige. De plus l’audition de la voix humaine  n’est pas altérée par le port du casque. Ainsi un cri d’alerte est facilement entendu. Ces tests ont été confirmé avec des casques équipé de dispositifs musicaux.

Les collisions entre skieurs provoquent souvent des multitraumatismes et c’est plus souvent la personne heurtée que la personne à l’origine de l’accident, qui se retrouve blessée (93% versus 25%). Par ailleurs, une autre étude a montré que le temps de réaction n’est par réduit par le port d’un casque.

C’est au moment ou la tête frappe la neige que se produisent 74% des traumatismes craniens. Dans 10% des cas, le traumatisme est causé par le contact direct avec un autre skieur et dans 13% par une collision contre un objet fixe.

Les études disponibles montrent bien l’intérêt du port du casque. Il est par endroit seulement obligatoire jursqu’à 16 ans, mais apporte une protection essentielle contre les traumatismes craniens quel que soit l’âge. En résumé, portez et faites porter un casque, sans limite d’âge.

Source

The protective effects of helmets  in skiers and snowboarders
Gerhard Ruedl, Martin Kopp, Martin Burtscher
BMJ 2011,342 : d857

Crédit Photo Creative Commons by startinghere71 et a shadow of my future self

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