dimanche 25 septembre 2016

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140 millions de jeunes filles souffrent des conséquences d’une mutilation génitale

Environ 100 à 140 millions de femmes à travers le monde souffrent des conséquences d’une mutilation génitale selon les expert d’une organisation internationale qui ont tenu une conférence de presse au début du mois, dans le cadre de la journée internationale de la tolérance zéro contre les mutilations féminines (6 février 2011). L’Organisation Internationale des Migrations (International Organisation for Migration) tenait a attirer l’attention de l’opinion publique sur les conséquences à court terme et à long terme de ces mutilations

Cette mutilation des organes génitaux externes menace plus de 3 millions de jeunes filles chaque année en Afrique, au Moyen-orient et en Asie. Mais du fait des migrations internationales, ces pratiques apparaissent également au sein des pays  occidentaux expliquent les experts de l’OMS. Selon William Lacy, directeur général de l’Organisation Internationale des Migrations, 180 000 jeunes filles migrantes  sont à risque d’être renvoyées dans leur pays d’origine où elles pourraient subir une telle mutilation.

Ces mutilations consistent en une excision totale ou partielle des organes génitaux externes, clitoris et grandes lèvres, évidemment pratiquées sans aucune indication médicale ni aucune surveillance médicale et pouvant engendrer des infections, des saignements importants, des problème urinaires et à long terme entraîner des complications au cours d’un accouchement.

L’excision a lieu sans anesthésie, “avec une lame de rasoir, un bout de verre ou un couteau” détaillait Berthane Ras-Work, directrice du comité inter-africain sur les techniques traditionnelles, au cours de la conférence de presse ; “C’est de la torture. C’est inhumain. C’est un traitement dégradant pour les femmes. Cela va à l’encontre de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations contre les femmes, la convention des droits des enfants et tant d’autres…Il n’y a aucune excuse pour que la mutilation génitale continue à vivre dans nos sociétés”  conluait-elle.

Source

International agency calls for end to “inhuman practice” of female genital mutilation
Weiyuan Cui
BMJ 2011; 2011; 342:d832

Comment mettre fin à la pratique des mutilations génitales féminines

Working to End Female Genital Mutilation

Crédit Photo Creative Commons by layalk

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