samedi 3 décembre 2016

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Et si les lampes basse consommation étaient non seulement pas écologiques mais en plus dangereuses pour la santé?

La Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) lance un appel à la précaution concernant les ampoules basse consommation. Elles nous ont été glorieusement vendus comme des produits écologiques puisque ces lampes basse consommation “ont une durée de vie qui peut être six à quinze fois plus durable que celle des lampes classiques à incandescence avec une durée de vie de près de huit mille heures, voire souvent plus“, ce qui a justifié une multiplication du prix d’une seule ampoule par un facteur 10 à 20. Pourtant, personne ne nous a dit qu’elles pouvaient contenir du mercure, un poison excessivement dangereux qui a par exemple entrainé la suppression des termomètres qui en contenaient.

Un peu tardivement, la Commission de Sécurité des Consommateurs révèle dans un communiqué du 22 février 2011 que “leur éventuelle nocivité fait débat”. En effet, leur nocivité tient à leur teneur en mercure et des niveaux d’émissions d’ondes électromagnétiques élevés. Bref, un produit mis sur le marché sans aucun contrôle préalable.

Si une ampoule basse consommation se brise, le mercure se répand. La CSC a réalisé des tests montrant que le mercure se diffuse alors dans l’air ambiant où il peut-être inhalé : dans une pièce de 27 m3 portée à une température de 26°C et ventilée seulement par le bas de la porte, le bris d’un tube fluorescent  contenant 35 mg de mercure entraine une teneur en mercure de 45 µg/m3, observée dès la quinzième minute et mettant 5 heures avant de disparaitre. Dans ce cas, il faut ventiler longuement la pièce et la quitter, puis ramasser les débris avec des gants et du papier absorbant eavant de les placer dans des sacs en plastique. Il faut éviter l’aspirateur, “qui contribue à mettre en suspension dans l’air des particules de mercure” ; finalement très écologique ces lampes à basse consommation…

Par ailleurs, du fait des fortes émission d’ondes électromagnétiques, la CSC conseille de se tenir à distance des lampes, au minimum à plus de 30 centimètres.

Donc, soit vous revenez aux bonnes vieilles ampoules qui ont fait la preuve de leur inocuité, c qui permettra en plus d’éviter de déverser des tonnes de mercures dans les décharges publiques, soit conseille la CSC privilégier celles qui ont la plus faible teneur en mercure.

la CSC demande aux pouvoirs publics de combler un vide  juridique car aucune réglementation de détermine les valeurs maximales d’exposition aux vapeurs de mercure “acceptables” dans l’air ambiant et demande à la commission Européenne d’imposer une baisse de la teneur en mercure de cinq à moins de deux milligrammes par lampe.

Source

Lampes fluocompactes : sous surveillance…
Commission de sécurité des consommateurs, le 22 février 2011

Crédit Photo Creative Commons by Pics’L

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