samedi 3 décembre 2016

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Les téléphones portables agissent bien sur le cerveau

Un potentiel effet délétère des ondes de radiofréquence générés par les téléphones portables sur le cerveau des utilisateurs reste discuté. Des scientifiques américains ont utilisé un marqueur de l’activité cérébrale, le métabolisme cérébral du glucose afin d’évaluer l’effet des téléphones portables. Le cerveau est un puissant consomateur de glucose, une source d’énergie indispensable à son bon fonctionnnement.

L’étude, publiée dans la revue américaine JAMA, a été mené en laboratoire entre le premier janvier et le 31 décembre 2009 auprès de 47 volontaires sains.Les téléphones portables été portés sur l’oreille droite et sur l’oreille gauche et un PET scan (tomographie par émission de positrons) était réalisé lors de l’injction de fluorodéoxyglucose, du glucose marqué repérable par le PETscan. Ce glucose sera absorbé par le cerveau en plus ou moins grande quantité en fonction de son activité. Les zones en bleu marquent une baisse de l’activité, les zones en orange, une augmentation (photo).

Les scientifiques ont ensuite comparé les images obtenus. Si le métabolisme cérébral dans son ensemble ne varie pas lorsque les portable sont allumés (lorsque l’on téléphone), en revanche la parie du cerveau la plus proche de l’antenne (cortex fronto-orbital et pôle temporal) montre un métabolisme accéléré, et cela de manière corréllée à la puissance du flux élecromagnétique généré par le téléphone.

Cette étude démontre que l’on ne peut plus affirmer que les ondes des téléphones portables n’ont pas d’influence sur le cerveau. Elles en ont mais il est impossible en l’état actuel des connaissance de dire si cela a ou aura des répercussions cliniques sur les utilisateurs.

Source

Effects of Cell Phone Radiofrequency Signal Exposure on Brain Glucose Metabolism
Nora D. Volkow, Dardo Tomasi,Gene-Jack Wang,Paul Vaska, Joanna S. Fowler, Frank Telang, Dave Alexoff, Jean Logan, Christopher Wong
JAMA. 2011;305(8):808-813. doi:10.1001/jama.2011.186

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