samedi 3 décembre 2016

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Etat des lieux de la contamination nucléaire de la planète suite à l’accident de FUKUSHIMA

C’est par l’intermédiaire de sondes capables d’analyser les différents types d’isotopes nucléaires actuellement en circulation sur la planète suite à leur émission par l’accident nucléaire de Fukushima, qu’un suivi de leurs migrations peut-être réalisé. La transparence sur la contamination semble plus importante que lors de l’accident de Tchernobyl. L’Agence de Protection de l’Environnement Américaine révèle le 22 mars avoir détecté des traces de radioactivité lié à de l’iode 131, du tellure 132, de l’iode 132 et le césium 137. Toutefois les radiations émises sont entre des centaines de milliers de fois à des millions de fois inférieurs aux niveaux pouvant avoir des conséquences sur la santé (carte des détections aux Etats-Unis).

A San Francisco par exemples, les doses relevées étaient de
Cesium-137: 0.0013 picocurie/m3
Tellurium-132: 0.0075 picocurie/m3
Iodine-132: 0.0066 picocurie/m3
Iodine-131: 0.068 picocurie/m3

L’Agence de Protection de l’Environnement Américaine réalise un bilan quotidien. Au 26 mars, ces prélèvements restent rassurants.

En Scandinavie, de l’iode 131 a été mesuré dans l’air à Stockholm, Umeå et Kiruna (Suède), à une concentration inférieure à 0,3 mBq/m3, ainsi qu’en Finlande (moins de 1 mBq/m3)

En France 170 sondes fixes, dont 7 dans les territoires ultramarins mesurent en permanence l’intensité du rayonnement gamma ambiant, exprimée en débit de dose (en nano sievert par heure – nSv/h). Des traces d’iode 131 (0,012 millibecquerels/m3 en moyenne) ont été mesurées dans l’air prélevé entre le 21 et 24 mars par une station installée au sommet du Puy de Dôme. Cette dose “ne représente aucun danger environnemental ou sanitaire” selon l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire. Différents composés sont analysés par cet Institut : des filtres prélèvent des poussières atmosphériques, de l’eau de pluie est collectée, de l’herbe est prélevée, ainsi que du lait de vache et de chèvre, aliments dans lesquels les isotopes se retrouvent très rapidement après une contamination.

Des  poussières atmosphériques ont ainsi été prélevées et analysées à  : Charleville-Mézières (08), la Seyne-sur-Mer (83), Alençon (61), Dijon (21) (du 15 au 21 mars), au sommet du Puy-de-Dôme (63) (du 18 au 21 mars) et à Orsay (91) (du 14 au 21 mars),  Cherbourg (50), Chinon (37), Golfech (82), Fessenheim (68), Le Vésinet (78), Gréville (50), Tricastin (26) (entre le 11 et le 20 mars). De l’eau de pluie a été collectée à Cherbourg (18-19 mars) et à Orsay (18-21 mars). De l’herbe a été prélevée le 21 mars à Siouville (50) et à Gréoux-les-Bains (04) ; et le 18 et 21 mars à Rambouillet (78). Du lait de vache a été prélevé le 21 mars à Siouville, du lait de chèvre a été prélevé le 21 mars à Gréoux-les-Bains, et du lait de brebis prélevé le 18 et 21 mars à Rambouillet (78).

Tous les résultats de mesure obtenus sont inférieurs aux limites de détection des appareils de mesure utilisés. Pourtant, on apprend que du lait de chèvre est contaminé au Césium 137 à une dose de 0,12 Bq/L. Mais selon l’IRSN, ces traces sont habituelles du fait de la contamination des sols et des végétaux par le césium 137 suite à l’accident de Tchernobyl! Un échantillon de salade prélevé le 22 mars présente également des traces de césium 137 (0,065 Bq/kg), “à un niveau souvent observé dans ce type de produit”. Voilà donc 25 ans que nous consommons des produits irradiés comme du lait de chèvres, le plus souvent sous forme de fromages, et des légumes, sans que personne n’en ait été informé. Quelles en sont les conséquences à long terme?

L’IRSN estime également au 22 mars 2011 que le rejet de gaz rares, d’Iodes, de Césium et de Tellure représente 10% de ce qu’à rejeté Tchernobyl dans l’atmosphère terrestre :Gaz rares : 2 10+18 Bq, 
Iodes : 2 10+17 Bq
, Césiums : 3 10+16 Bq, 
Tellures : 9 10+16 Bq

Toutefois, si nous considérons qu’une vérité est apportée par ces dosages de l’IRSN, ce n’est qu’une vérité. En effet, selon la CRIIRAD, les prélèvements de l’air sont réalisés “à partir d’un filtre à aérosols qui ne permet pas de piéger l’iode présent dans l’air sous forme gazeuse”. Or, l’iode gazeux pourrait constituer une part importante de l’iode radioactif présent dans les masses d’air contaminé…

Source

Synthèse des résultats des mesures de la radioactivité dans le cadre de la surveillance de l’impact à très longue distance des rejets de l’accident de Fukushima (24 mars 2011 – Point à 13h00)
IRSN 2011

L’IRSN publie une évaluation de la radioactivité rejetée par la centrale de Fukushima Daiichi (Fukushima I) jusqu’au 22 mars 2011

Source :

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