samedi 3 décembre 2016

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Une première publication scientifique sur les conséquences de Fukushima

Les physiciens de l’université de Washington publient les résultats des premières mesures de contaminations aériennes enregistrées aux Etats-Unis, en provenance de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Au Japon, le tremblement de terre est survenu le 11 mars 2011. Le 16 mars 2011, les scientifiques ont débuté leurs tests de détection en utilisant les filtres à air de la ventilation des bâtiments du campus universitaire de Seattle. La première détection positive a été effectuée de 9 heure du matin le 17 mars à 2 heures de l’après-midi, le 18 mars. Elle redevint très positive le 21 mars pour redescendre et croitre à nouveau lentement par la suite.

“C’est un signal faible, nous devons filtrer beaucoup d’air pour le voir” explique  Michael Miller, un des physiciens. “Nous voyons le signal monter et descendre”. Initialement, ces mesures ont commencé du fait des influences possible de la radioactivité sur les expérimentations en cours à l’université. Les scientifiques confirment également que la radioactivité est loin des doses ayant une influence sur la santé.

Ils ont mis en évidence des particules de césium, confirmant que la radioactivité provenait d’un fission nucléaire au sein d’un réacteur et non pas de l’explosion d’une arme atomique, la présence d’iode 131 confirmait que la radioactivité provenait de barres de combustibles, et l’absence d’iode 133, un isotope à très courte durée de vie, confirmait que l’accident avait eu lieu depuis plus d’une semaine. Son absence confirme que les réacteurs ont été éteints au moment du tremblement de terre et que la chaine de réaction a été arrêtée.

Les chercheurs suggèrent que parce qu’ils ne retrouvent que 3 isotopes provenant des produits de fission, ces isotopes proviennent de l’évaporation de vapeurs contaminées échappées des réacteurs. Des test similaires réalisés à Tchernobyl en 1986 montrait beaucoup d’autres isotopes, indiquant que le combustible nucléaire était en feu et que l’ensemble des fumées s’échappait dans l’atmosphère.

Ils publieront d’autres résultats au fur et à mesure de leurs tests de filtration.

Source

Arrival time and magnitude of airborne fission products from the Fukushima, Japan, reactor incident as measured in Seattle, WA, USA
J. Diaz Leon, J. Kaspar, A. Knecht, M. L. Miller, R. G. H. Robertson, A. G. Schubert

arXiv:1103.4853v2 [nucl-ex]

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