samedi 3 décembre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Une bonne dose de vitamine D maintient le cerveau alerte

Une large étude transversale française dont les résultats ont été présentés dimanche au congrès de l’American Academy of Neurology démontre le lien entre absorption de vitamine D chez les femmes âgées et leur fonction cognitive : plus l’absorption de vitamine D est faible, plus la fonction cognitive  est altérée.

La fonction cognitive rassemble les fonctions intellectuelles qui se divisent en quatre classes:
les fonctions réceptives permettant l’acquisition, le traitement, la classification et l’intégration de l’information
la mémoire et l’apprentissage permettant le stockage et le rappel de l’information
la pensée ou le raisonnement concernant l’organisation et la réorganisation mentales de l’information
les fonctions expressives permettant la communication ou l’action

Cette étude française, la cohorte EPIDOS a inclus 5.596 femmes âges de 80 ans en moyenne. Les auteurs, des scientifiques Français de l’université d’Angers, ont voulu lier directement l’apport de la vitamine D par l’alimentation et l’état de la fonction cognitive, évitant ainsi les dosages sériques.

Les femmes ont été séparées en deux groupes distincts en fonction de leur apport hebdomadaire en vitamine D par l’alimentation : le premier groupe absorbait une dose de vitamine D compatible avec les recommandations d’un apport minimal de 35 µg/semaine, le second groupe recevait une quantité inférieure à la dose recommandée.

Ces femmes ont bénéficié d’une évaluation puis d’un suivi de leur mémoire par un questionnaire de Pfeiffer, et un score SPMSQ qui, s’il est inférieur à 8 points sur 10, indique un déficit de leur fonction cognitive.

Si globalement, pour les deux groupes, ce score SPMSQ était supérieur à 8 points (sur 10),  il présentait cependant des différences importantes :

–       Il était moins bon parmi celles qui avaient un apport faible en vitamine, en deçà de la dose recommandée (<35 µg/semaine),
–       14,5% des femmes ayant un apport faible de vitamine D avaient un score inférieur à 8 contre seulement 10,7% des femmes ayant un apport en vitamine D normal.

Ces différences persistent même après ajustement pour de nombreux facteurs, confirmant bien le lien établi entre alimentation apportant un faible dose de vitamine D et altération de la capacité cognitive après 80 ans.

Reste maintenant à réaliser une étude dont le résultat montrerait qu’une supplémentation en vitamine D réduit le risque d’altération cognitive.

Pour info :

La Vitamine D est relativement peu répandue dans la nature. On la trouve essentiellement dans les aliments d’origine animale, ainsi que dans quelques aliments d’origine végétale :
• Origine Animale : Sous forme de Cholécalciférol la Vitamine D est présente essentiellement dans les huiles de foie de poissons.
• Origine Végétale : Sous forme d’ergocalciférol, la Vitamine D est présente dans les champignons, les levures et les céréales.

Source

Dietary Intake Of Vitamin D And Cognition In Older Women: A Large Population-Based Study
Annweiler, C., MD, MS, Schott, A.M., MD, PhD, Rolland, Y., MD, PhD, Blain, H., MD, PhD, Herrmann, F.R., MD, MPH, Beauchet, O., MD, PhD.
November 2010 Volume 75 Issue 20 Pages: 1810-1816

Show/Hide Abstract

Articles sur le même sujet