dimanche 4 décembre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Pour une meilleure santé, quelle est la meilleure habitude alimentaire : végétarienne, semi-végétarienne ou non végétarienne?

Une nouvelle étude réalisée aux Etats-Unis met en évidence la différence de risque de survenue  de maladies cardiovasculaires en fonction du type d’alimentation préférentiellement suivi par un individu, alimentation végétarienne, semi végétarienne ou non végétarienne. En fait les chercheurs ont suivi l’apparition de que l’on appelle un syndrome métabolique, un syndrome regroupant plusieurs anomalies et plaçant une personne à plus grand risque de diabète, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral. En fait l’apparition d’un syndrome métabolique est très corrélée à l’alimentation.

Il est défini par l’apparition d’une obésité abdominale mesurée par le tour de taille (supérieur à 80 cm pour les femmes et à 94 cm pour les hommes), des triglycérides élevés (égal ou supérieur à 1,7 mmol/l), un cholestérol HDL bas (<1,0 mmol/l chez les hommes et à 1,3 mmol/l chez les femmes), une glycémie à jeun élevée (égale ou supérieure à 5,6 mmol/l) et une hypertension artérielle (égale ou supérieure à 130 mm Hg/85 mm Hg).

Les scientifiques ont recruté et analysé 773 adultes. Utilisant des questionnaires précis sur les habitudes alimentaires, les 700 participants ont été classés en végétariens, non végétariens ou semi végétariens. Etait classé végétarien celui qui mangeait du bœuf ou tout autre viande moins d’une fois par mois,  semi végétarien celui qui mangeait de la viande au plus une fois par semaine. Les autres étaient  classés comme non végétariens. Il y avait donc 35% de végétariens, 16% de semi végétariens et 49% de non végétariens. On recherchait ensuite chaque patient les critères qui forment le syndrome métabolique.

La différence de risque retrouvée par l’étude est assez grande : les végétariens avaient un risque réduit de 36% de développer un syndrome métabolique, étant donc à moindre risque de diabète, de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux. Précisément, 23% des végétariens avaient au moins 3 des facteurs caractéristiques du syndrome métabolique contre39% des non végétariens et 37% des semi végétariens.

Toutefois il est difficile d’extrapoler cette étude aux populations d’autres pays : en effet, cette étude est américaine et le poids des participants dès le début de l’étude reflète une situation propre à l’Amérique du Nord. En effet, les végétariens avaient déjà un Indice de Masse Corporelle  de 25,7, ce qui caractérise un surpoids et les non végétariens un IMC de 30, ce qui marque une obésité. Il n’en demeure pas moins que ces résultats restent valables après ajustement des résultats au tabagisme, à la consommation d’alcool, à l’âge, et à l’activité physique. La différence essentielle en terme alimentaire restait la consommation de viande et particulièrement de boeuf, une confirmation de l’effet potentiellement négatif de la viande sur la santé humaine.

Source

Vegetarian Dietary Patterns Are Associated With a Lower Risk of Metabolic Syndrome : The Adventist Health Study 2
Nico S. Rizzo, Joan Sabaté, Karen Jaceldo-Siegl, Gary E. Fraser
Diabetes Care March 16, 2011

Crédit Photo Creative Commons by comprock

Articles sur le même sujet