dimanche 25 septembre 2016

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Les salles de shoot sont indispensables : elles sauvent des vies

Fournir des seringues stériles aux personnes s’injectant des stupéfiants fait partie intégrante de la lutte contre la diffusion des maladies transmissibles par le sang comme le HIV et l’hépatite B. Cette prévention efficace et peu couteuse, assurant l’échange des seringues, a montré avec succès qu’elle réduisait la mortalité et la morbidité des toxicomanes, permettait de contrôler l’extension des épidémies infectieuses et favorisait même l’accès à d’autres services de santé.

Toutefois implanter ces actions est souvent difficile à causes d’oppositions politiques, légales et morales. Implanter des centres d’injections, souvent appelées salles de shoot, ou salle de consommation supervisée, fait face aux mêmes difficultés. Ces salles sont mises à la disposition des toxicomanes afin qu’ils y fassent leurs injections soient réalisées dans un endroit hygiénique et sécurisé, où conseils et asssitance médicale sont disponibles. Ces salles des shoot permettent de réduire le partage des seringues, met à disposition des équipements propre, permet de collecter et d’éliminer les matériels usagés mais surtout réduisent la survenue des overdoses.

Or les overdoses sont justement une des causes importantes de mortalité et de morbidité parmi les personnes s’injectant de l’héroïnes et autres opiacés. Une étude publiée dans la revue Anglaise The Lancet rapporte l’expérience d’une salles de shoot ouverte à Vancouver au Canada : l’ouverture de la salle de shoot a réduit de 35% le nombre d’overdoses parmi la population des usagers de drogues injectables considérée dans l’étude.

Au cours de l’étude, 290 toxicomanes sont décédés, 229 (79%) étaient des hommes, âgés en moyenne de 40 ans. Un tiers des décès  (89, 30,7%) est survenu dans les 500 mètres autour de la salle de shoot. Le nombre de décès par ouverdose a été réduit de 35% après l’ouverture de la salle de shoot, passant de 253 morts à 165 pour 100 000 personne-année. Dans le même temps, à titre de comparaison, ce taux de décès fut réduit de 9,3% dans le reste de la ville de Vancouver.

Malgré ces résultats, le gouvernement conservateur de Steven Harper mène un combat judiciaire pour faire fermer cette salle de shoot. Pourtant, l’ouverture de ces salle de shoot a désormais atteint une dimension de respect des droits de l’homme et rentre totalement dans l’objectif sanitaire d’une société humaine de protéger sa population et d’en réduire la mortalité autant que faire ce peut. Les opposants aux salles de shoot nient ces droits humains évidents.

Source

Reduction in overdose mortality after the opening of North America’s first medically supervised safer injecting facility: a retrospective population-based study
Brandon DL Marshall , M-J Milloy, Evan Wood, Julio SG Montaner, Thomas Kerr
The Lancet, Volume 377, Issue 9775, Pages 1429 – 1437, 23 April 2011

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Crédit Photo Creative Commons by M-J Milloy

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