dimanche 4 décembre 2016

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Combien d’angioplasties coronaires sont réellement appropriées?

C’est ce type de ballon, une fois gonflé qui permet d’écraser les dépôts de cholestérol et d’ouvrir la lumière des artères coronaires

Malgré l’utilisation extrêmement répandue des angioplasties coronaires percutanées, la nécessité de cette procédure reste parfois discutée : pourtant aucune donnée ne permet de l’évaluer à ce jour.

L’objectif de ces cardiologues a été de  tenter d’évaluer la proportion d’interventions effectivement appropriées ou non. Deux cas on été considérés ; la réalisation d’une angioplastie coronaire en aigu lors de la survenue d’un infarctus cardiaque (avec ou sans élévation du segment ST à l’électrocardiogramme) ou d’un angor instable et la réalisation d’une angioplastie coronaire chez un patient coronarien stable mais ayant des lésions coronaires.

L’objectif d’une angioplastie coronaire et de libérer la lumière obstruée d’une ou de plusieurs artères coronaires. En aiguë, une plaque de cholestérol qui s’est par exemple détachée menace de totalement obstruer une artère coronaire, apportant aux cellules du muscle cardiaque, oxygène et nutriments (angor instable) ou l’obstrue déjà (infarctus cardiaque). Dans ces deux cas, une intervention rapide, dans les 6 heures après le début des symptômes caractérisés souvent par une grande douleur thoracique, permet de réduire le risque de nécrose du muscle cardiaque et ainsi d’améliorer le pronostique de survie du malade. Au contraire, chez le coronarien stable, la réalisation d’une angioplastie coronaire vise à élargir la lumière des artères coronaires obstruées par des dépôts de cholestérol, mais n’apporte dans ce cas comme bénéfice, qu’une réduction des symptômes sans bénéfice sur la survie.

L’étude a été réalisée dans 1091 hôpitaux américains entre le premier juillet 2009 et le 30 septembre 2010. Les angioplastie, pour chaque type de patients (infarctus, angor instable, angor stable) ont été déterminées comme justifiée, de justification incertaine ou injustifiée.

Le nombre d’angioplasties évaluées était de 500 154. Parmi elles, 355 417 (71.1%) avaient été réalisée en aiguë 103 245 (20,6%) pour un infarctus avec sus décalage du ST, 105 708 (21.1%) pour un infarctus sans sus décalage du ST, 146 464 (29.3%) pour un angor instable, et 144 737 (28.9%) en dehors de toute urgence aiguë.

Lorsqu’elles étaient réalisée en urgence, en aiguë, 98.6% des  angioplasties (350 469) été justifiées, et seulement 1055 (0.3%) étaient de justification incertaines, and 3893 (1.1%) inappropriées.

En revanche, lorsqu’elles étaient réalisée en dehors de toute urgence, seulement 50.4% (72 911 angioplasties)  étaient considérée comme justifiées, 38% (54 988 angioplasties) comme de justification incertaine et  11.6% (16 838) comme injustifiées.

La majorité des angioplasties considérées comme inappropriées, en dehors des indications aiguës, ont été faites chez des patients sans crise d’angine de poitrine (53.8%), à faible risque ischémique cardiaque avec épreuve d’effort négative (71.6%), ou ayant un traitement médical insuffisant (95.8% ≤1 médicament antiangieux). En plus, si les variations entre hôpitaux pour les angioplasties réalisées en aiguë étaient faibles, des variations substantielles étaient retrouvées pour les angioplasties non aiguës.

Source

Appropriateness of Percutaneous Coronary Intervention
Paul S. Chan, Manesh R. Patel,Lloyd W. Klein,  Ronald J. Krone, Gregory J. Dehmer, Kevin Kennedy, Brahmajee K. Nallamothu, W. Douglas Weaver, Frederick A. Masoudi, John S. Rumsfeld, Ralph G. Brindis, John A. Spertus
JAMA. 2011;306(1):53-61. doi:10.1001/jama.2011.916

Crédit Photo Creative Commons by denn


 

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