Benzodiazépines et Alzheimer : les contre-vérités de la presse française

Déjà cent onze articles publiés sur internet au lendemain de la « révélation » d’une revue mensuelle, Sciences et Avenir, selon laquelle une « étude épidémiologique à paraître sur les anxiolytiques et les somnifères » montrerait qu’ils augmentent le risque de maladie d’Alzheimer. Une nouvelle fois, les journalistes français font preuve d’un zèle étrange à reprendre une accusation aussi grave et à la médiatiser tel quel. Que peut-on scientifiquement dire aujourd’hui de cette affirmation?

Qu’est-ce qu’une étude scientifique?

Il est utile tout d’abord de rappeler ce qui peut être considéré comme une étude scientifique. Afin d’éviter le grand n’importe quoi, un article scientifique doit être publié dans une revue médicale indexée. Cette indexation des revues n’est obtenue qu’après plusieurs mois ou années de publications, une fois constaté le sérieux de l’édition. Ses articles sont intégrés à des banques de données internationales tel que PubMed. Lorsqu’un scientifique veut soumettre les résultats de ses travaux, il écrit un article expliquant sa recherche, fait le bilan de ce qui a été déjà publié, explique l’objectif de sa démarche, décrit sa méthodologie, expose ses résultats, puis les autocritique en pointant leurs faiblesses. L’article est ensuite envoyé à une revue indexée qui le soumet à des relecteurs, en général des scientifiques faisant autorité dans le domaine concerné, qui vont critiquer les travaux présentés. Si l’article passe ce filtre, il pourra être publié avec les corrections ou ajouts demandés par les relecteurs. Il existe de nombreuses revues scientifiques dont la qualité est référencée par un facteur d’impact (IF), calculé chaque année par l’Institute for Scientific Information. La qualité d’un travail scientifique se jugera en partie par la revue qui a accepté de le publier. Ainsi, une étude publiée dans la revue américaine Nature (IF 31,5) ou New England Journal of Medicine (IF 35) fera autorité. Un article publié dans la revue médicale française « La Presse Médicale  » (IF 0,42), pourtant indéxée, mais ayant un facteur d’impact de 0,42 n’aura que peu d’impact scientifique. De très nombreux articles ne sont ainsi jamais publiés, par exemple du fait d’une méthodologie statistique dépassée, ou incomplète, de résultats non convaincants, etc, dans un seul but, éviter de publier « n’importe quoi ». C’est en publiant de nombreux travaux de qualité, qui sont repris par d’autres scientifiques, qu’une revue accroit son facteur d’impact.

Sciences et Avenir n’est pas une revue indexée, elle n’a aucun facteur d’impact, scientifiquement elle n’a aucune valeur. Si elle se met à publier des « travaux scientifiques », ceux-ci prennent le risque d’être déconsidérés scientifiquement car, soit ils ont été rejetés par toutes les revues auxquelles ils ont été soumis, du fait de leur insuffisances, de leurs erreurs, ou de leur médiocrité, soit ils n’y ont même pas été soumis. Le premier réflexe lorqu’une étude est évoquée par un journaliste doit être, « où cette étude a t-elle été publiée« ? Dans le cas qui nous occupe, il semblerait que l’étude n’ait pas encore été publiée dans une revue indexée ; elle serait, selon l’AFP « en attente de publication ». On peut dors et déjà affirmer aujourd’hui que tous les articles de presse liant benzodiazépine et Alzheimer ont été écrit SANS QUE L’ETUDE SOIT PUBLIEE, excusez du peu, donc sans que la source soit contrôlée. Même publiés dans un rapport officiel, gouvernemental ou autres, des résultats scientifiques qui n’ont pas été publiés dans une revue indexée, ne peuvent pas être considérés scientifiquement car ils n’ont bénéficié d’aucune critique. Publier des articles dans des revues indexées reste très complexe, et nécessite un travail sérieux et acharné ; Cela permet de connnaitre les scientifiques crédibles ; c’est aussi la seule manière de séparer le bon grain de l’ivraie, la seule manière de ne pas tomber dans l’obscurantisme scientifique et le dogmatisme.

Comment la presse française a t-elle traité l‘information?

On ne peut cependant pas empêcher à un scientifique français de tout tenter pour faire connaitre ses convictions. Certes, la démarche n’a rien de scientifique et ne trouvera probablement aucun écho dans les pays anglo-saxons habitués à plus de rigueur méthodologique, mais c’est ici l’exploitation journalistique qui est faite qui est intéressante puisque l’information est fournie au public sans aucun curseur, sans aucune critique, sans aucun doute, et « révélée » telle un nouvelle vérité, un nouveau dogme, destiné à conditionner les comportements, avec comme principal angle, la peur. 

Les articles de presse débutent le plus souvent par des conseils sur l’utilisation de médicaments délivrés sous prescription : «N’abusez plus des somnifères ou des tranquillisants», écrit à 07h00 le Parisien  (sous une photographie d’une boite de médicaments espagnole). Pour la journaliste Anne Le Hénaff (RTL), il faut se méfier des «anxioloytiques et des autres antidépresseurs». Les amalgales se font jour. Car « L’étude » n’a pas évalué les antidépresseurs. Mais pour la journaliste Anne le Hénaf, anxiolytiques, antidépresseurs, ça joue sur le cerveau, c’est pareil. Arriverons ensuite, sous la plume d’autres journalistes les termes somnifères, tranquillisants, puis psychotropes, bref, l’ensemble de la pharmacopée à usage cérébral semble concernée et certains journalistes n’hésiteront pas à afficher des noms commerciaux de médicaments, illustrés des photographies des boites de médicaments.  Pourtant personne ne sait quels sont les noms des médicaments pris par les patients de « l’étude ». C’est également cet angle qui a été choisi par le mensuel Science et Avenir. Ethique?

Alors pourquoi, se méfier des benzodiazépines? Parce que «l’abus de tranquillisants augmente le risque d’Alzheimer» affirme le Parisien à 7h00 pour se reprendre  à 10h51 en intégrant un conditionnel «Anxiolytiques et somnifères augmenteraient le risque d’Alzheimer». Pour Europe 1, aucun doute, l’affirmation est de mise «Tranquillisants et somnifères favorisent Alzheimer», comme pour 20 minutes, comme d’ailleurs pour la revue Science et Avenir. Paris Match, résume l’attaque : « Selon une étude menée par les membres de l’unité de pharmacologie et d’épidémiologie de l’Université de Bordeaux, une utilisation prolongée de psychotropes accroitrait de 50% le risque de contracter la maladie d’Alzheimer. »

Pour accroitre un peu le stress des lecteurs et auditeurs, les journalistes ont leurs formules de prédilection : Pour RTL (Anne le Hénaff), ce sont « des résultats qui font froid dans le dos », pour d’autres, on « tire le signal d’alarme », on évoque une « maladie incurable », nous serions face à « un désastre de grande ampleur » (Science et Avenir) ». Des victimes? Oui, des centaines de milliers : «16000 à 31000 cas de cette maladie incurable seraient liés aux médicaments Valium, Xanax ou encore Lexomil» écrit le Parisien, « 16.000 à 31.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi attribuables à ces traitements par benzodiazépines ou apparentés » accuse le Nouvel Observateur. Des coupables? Oui beaucoup! « Valium (Roche), Témesta (Biodim), Xanax (Pfizer), Lexomil (Roche), Stilnox (Sanofi), Mogadon (Meda Pharma), Tranxène (Sanofi) écrit le magazine dans son numéro d’octobre »  accuse encore les journalistes du Nouvel Observateur, indiquant courageusement que l’attaque provient de la revue Science et Avenir.

Nous avons donc des victimes, entre 16 000 et 31 000, et même les coupables sont connus. « La bombe est lâchée » écrit 20 minutes, « une vrai bombe » écrit Paris Match. C’est grâve Docteur? Pire! Parce que la France consomme «cinq à dix fois plus de somnifères (« hypnotiques ») et d’anxiolytiques que ses voisins européens» (AFP), « 120 millions de boîtes sont vendues par an » (le Nouvel Obs). Les lecteurs de nos brillants journalistes « santé » des 111 journaux papiers et Web sont à point. La réthorique du complot industriel et de l’incapacité générale des autorités peut se mettre en place : « Les responsables sanitaires devraient sérieusement s’inquiéter» (le Parisien), « les décideurs n’ont pas l’air de le réaliser», (Le Parisien), « Huit études ont déjà été réalisées sur ce sujet auparavant, sans que personne n’en tienne compte», «les autorités doivent réagir», «Le problème était déjà évoqué en 2006 dans un rapport de l’Office parlementaire des politiques de santé sur les médicaments psychotropes. Depuis, il ne s’est strictement rien passé« , (AFP, Nouvel Obs…). Bref, un drame sanitaire se joue en coulisse, et tout le monde laisse faire, heureusement les journalistes sont là pour avertir les patients : « …des résultat suffisamment grâves pour que Science et Avenir avertisse ses lecteurs » lance même le revue éponime, parce que si on laissait faire les médecins…

On constate donc qu’à partir d’un seul article, lancé avec tapage par le mensuel Sciences et Avenir, l’information a été reprise immédiatement par l’ensemble de la presse française : au moins 111 journaux papiers, Web et TV, ont copiés et répétés, ce qui n’est, comme on le verra qu’un flot d’inexactitudes, de contre-vérités et d’approximations, avec pour unique objectif la volonté cynique d’inquiéter et de faire peur au plus grand nombre. Rappelons encore, c’est nécessaire, qu’à ce stade, PERSONNE N’A VU OU LU LA FAMEUSE « ETUDE A PARAITRE » montrant que les benzodiazépine augmenteraient le risque de maladie d’Alzheimer. Le Nouvel Observateur va pourtant jusqu’à faire témoigner un psychiatre Lyonnais qui n’a forcément pas pu lire l’étude mais qui déclare dans un article « ce qui est bien, c’est qu’il y a enfin une étude épidémiologique, sérieuse, qui permet de démontrer ce qui me paraissait une évidence« . 

Qu’écrit vraiment Sciences et Avenir ?
(La rédaction de Docbuzz a, à contre coeur, accepté de débloquer 4 euros de fond exceptionnel pour remonter à la source…).

La revue titre « EXCLUSIF: ces médicaments qui favorisent Alzheimer» : C’est un scoop, et c’est certain, la phrase est affirmative, courte et sèche. Un bon titre en kiosque pour accroitre les ventes.

On découvre tout d’abord l’auteur, Bernard Bégaud ; il fut auditionné par le sénat lors de l’écriture du rapport sur la gestion de la pandémie grippale, car B. Bégaud est pharmacologue et épidémiologiste (sauf pour Anne Le Henaff, sur RTL, pour qui  il est professeur de médecine, mais passons, quand on prend des anxiolytiques pour des antidépresseurs…). Ses titres et fonctions sont : «Fondateur et ancien président de l’université de Bordeaux-II, directeur de l’unité de recherches «pharmaco-épidémiologie et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations» de l’Inserm à Bordeaux.» Donc quelqu’un d’à priori sérieux qui semble être dans son domaine en parlant d’effet des médicaments sur les populations. Pubmed nous indique que son nom apparait dans plus de 70 publications internationales référencées.

Evidemment, contrairement aux affirmation de certains journalistes, « l’étude » n’est pas publiée dans Sciences et Avenir. La revue (n 776, octobre 2011) écrit « Le Professeur Bernard Begaud, pharmacologue et épidémiologiste à Bordeaux s’apprête à publier avant la fin de l’année une étude dont les résultats constituent une véritable bombe« . Un encart résume cependant ce que serait « l’étude », le conditionnel reste de mise : à la lecture de l’encadré, on peut comprendre que « L’étude » aurait porté sur 3777 personnes âgées de plus de 65 ans, qui auraient pris des benzodiazépines pendant des durées allant de 2 à 10 ans. Ces patients proviennent en fait d’une étude dénommé PAQUID qui suivait 5500 personnes âgées vivant à domicile,  et qui avait pour objectif principal « l’étude du vieillissement cérébral normal et pathologique, et de la perte d’autonomie fonctionnelle après 65 ans ». L’étude PAQUID n’a donc pas été créée pour suivre l’effet des benzodiazépines ou d’autres médicaments sur la survenue de démence.

Au fait, des 3777 patients de l’étude, combien prenaient des benzodiazépines? B. Bégaud apporte quelques précisions dans le mensuel: « Nous sommes remontés plus de 15 ans en arrière en observant à nouveau les données concernant les 3777 sujets de la cohorte Paquid (…) puis en sélectionnant ceux dont on était certain qu’ils avaient débuté un traitement par benzodiazépines à une date précise pour la première fois sans (…) être atteint d’Alzheimer » (Sciences et Avenir p13). « On a retrouvé une association entre benzodiazépines et Alzheimer du même ordre que lors de la première étude, c’est à dire une majoration du risque de 50%« . La revue énonce un second résultat légèrement différent ensuite  : « une majoration du risque de 20% à 50%« .

Puisque le résultat de « l’étude à paraitre » est du même ordre que « la première étude », c’est à partir de  cette « première étude », réalisée également par le Pr Bégaud, que les journalistes de Sciences et Avenir extrapolent le nombre de « victimes potentielles » des benzodiazépines: « ainsi sur les 200 000 nouveaux cas d’Alzheimer recensés chaque année, 16 618 (majoration du risque de 20%), 30 951 (50%), voire 54 416 (doublement) serait attribuables aux BZP selon les projections réalisées par le Dr Rajaa Lagnaoui qui a mené l’une des études« . Cette extrapolation n’a évidemment aucune valeur scientifique, n’est publiée nul part ; elle sera pourtant diffusée et répétée par l’ensemble de la Presse.

Il est intéressant de s’attarder sur cette « Première étude » publiée en Mars 2002, il y a 9 ans, par l’équipe de B. Bégaud, Benzodiazepine use and risk of dementia: a nested case-control study (J Clin Epidemiol. 2002 Mar;55(3):314-8/IF=3,7). Cela va nous éclairer sur ce que pourrait être « l’étude à paraître » :

En effet, la population ayant servie de base à l’étude de 2002 était constituée de 3777 patients de 65 ans et plus (tiens, tiens). Sur cette population, 150 ont présenté une démence. Le fait de savoir si les patients avaient ou non pris des benzodiazépines a été receuilli en interviewant les patients. L’ajustement aux facteurs de risque a été fait pour le sexe, l’âge, le niveau éducatif, le célibat, la consommation de vin, l’histoire psychiatrique, et l’existence d’une dépression.

Plusieurs commentaires peuvent être faits :

– Il s’agit de diagnostics de démence et non pas de maladie d’Alzheimer (toutes les démences n’en sont pas),
– De 3777 patients annoncés, on passe à 150…(puis finalement à 14, à lire dans les commentaires NDLR)
– L’évaluation de la consommation de benzodiazépines a été faite à posteriori par une interview (les médecins qui voient de patients tous les jours et leur demandent quels traitements ils prennent, savent à quel point les réponses sont à ce niveau difficiles à obtenir et souvent loin de la réalité, encore plus chez des patients chez qui une démence est diagnostiquée. On peut imaginer le biais important que cela constitue en terme de type de molécule, de dose prescrite, de respect de la prescription, etc…
– Les facteurs de risques ajustés sont très insuffisants par rapport à ceux que l’on connait aujourd’hui : manquent les antécédents familiaux d’Alzheimer (5% à 7% des cas),  la présence du gène ApoE4 (50% des porteurs développent une démence), l’existence de maladies cardiovasculaires (les antécédents d’accidents vasculaires cérébraux, une hypertension..), l’existence d’un diabète de type 2, l’existence préalable d’une déficience cognitive légère (DCL).

C’est pourtant à partir de ces données, qui apparaissent aujourd’hui parcellaires, que les scientifiques de Bordeaux retrouvaient un risque de maladie d’Alzheimer augmenté jusqu’à 50% chez les patients qui avaient par le passé (former user) consommé des benzodiazépines (au total 14 patients); Par le passé, puisque l’étude ne retrouve pas de risque d’Alzheimer chez les consommateurs actuels de benzodiazépines (au moment où l’étude a été réalisée ; current user OR=1,0). Ce second résultat, pourtant important dans le contexte a été largement oublié par les journalistes de Sciences et Avenir.
– C’est par ailleurs probablement sur la base de ces 150 patients que la nouvelle « étude à paraître » a été réalisée.

D’autres études vont-elle dans le sens d’une incrimination des benzodiazépines?

Dans son interview, le Pr B Bégaud déclare dans la revue Sciences et Avenir, à la question « Quel enseignement tirer des résultats de votre étude?« , « Avec la nôtre, cela porte à neuf le nombre d’études qui ont été menées et dont la majorité va dans le sens d’une association entre la consommation au long cours de tranquillisants et de somnifères et la maladie d’Alzheimer« .

A la lecture de cette réponse, qu’imaginez-vous? Que nombreuse sont les études qui ont démontré ce risque? Ce n’est pas tout à fait la réalité. La revue Sciences et Avenir donne les références de ces huit études. On y relèvera de nouveau quelques confusions journalistiques puisque la même étude ( MJ, Int J Geriatr Psychiatry.  May;12(5):567-74) est citée deux fois,une première fois dans la rubrique « Celles qui avancent un effet protecteur » puis dans la rubrique « Celles qui concluent à un risque accru ». Informatif mais Passons. Que disent en substance ces études (les liens y conduisent)?

– Une étude de 1998 menée chez 2765 patients retrouve chez les utilisateurs de BZP plus d’erreurs aux test de mémorisation. Cela n’est pas retrouvé chez les anciens utilisateurs de BZP et aucun lien n’évalue l’existence ou l’apparition d’une démence,
– Une étude de 2003 menée chez 372 patients ne retrouve aucun effet des BZP chez les consommateurs actuels sur les tests de mémorisations,
–  Une étude de 1997 menée chez 1200 patients retrouve un risque moindre de troubles de la mémorisation chez les utilisateurs de BZP que chez les utilisateurs d’autres médicament psychotropes,
– Une étude de 1998 menée chez 668 patients suivis pendant 3 ans retrouve moins de risque de maladie d’Alzheimer chez les utilisateurs de BZP,
–  Une étude de 2002 menée chez 1176 patients nantais retrouve une altération des tests de mémorisation chez les consommateurs prolongés de BZP, mais pas chez les utilisateurs épisodiques, ou répétés (intervalle entre les prises). Aucun lien n’est fait avec la survenue de démence ou de maladie d’Alzheimer,
– Une étude de 2009 menée chez 779 taïwanais atteints d’une démence retrouvait chez ces patients une utilisation passée plus fréquente de BZP en comparaison avec des patients non atteints de démence.
– La dernière étude est celle de B. Bégaud de 2002, précédemment citée.

Conclusion :

1) Le travail des Journalistes de Sciences et Avenir se base sur l’interview d’un pharmacologue ayant mené en 2002 une étude sur 150 patients déments dont certains avaient pris dans leur passé des benzodiazépines. Ces données utilisées par les journalistes pour avancer l’hypothèse d’un lien entre benzodiazépines et maladie d’Alzheimer sont totalement insuffisantes. Les nouveaux calculs statistiques ayant pu être menés dans « l’étude à  paraître » ne renforcerons probablement pas les premières données. Elles sont à ce jour inconnues.

2) L’étude étant non publiée, les noms et doses des médicaments pris sont inconnus. Incriminer ces médicaments, pris par de milliers de patients sur prescription de leurs médecins, est totalement injustifé. Les journalistes insistent sur le fait que la durée de prescription de ces médicaments ne devraient pas dépasser deux semaines. Ces mêmes journalistes devraient aller faire un stage en service ou en consultation de cancérologie où des milliers de patients, souvent âgés, luttent quotidiennement contre la maladie et pour lesquels, inhiber un tant soi peu l’anxiété et la peur de la mort, est d’un bénéfice certain.

3) Aucune autre étude, au moins parmi celles décrites dans l’article, ne relie réellement la consommation de benzodiazépines à la survenue d’une maladie d’Alzheimer. Scientifiquement, seule une étude prospective menée chez deux groupes de patients sains sans troubles cognitifs, l’un prenant pour des raisons médicalement justifiées, une benzodiazépine, et l’autre non, pourrait prouver indubitablement que les benzodiaszépines augmentent le risque de maladie d’Alzheimer, à la condition que le groupe prenant une benzodiazépine présente effectivement des troubles cognitifs statistiquement significatifs. A ce jour cette étude n’existe pas.

4) Les calculs amenant à 16 000 à 31 000 cas de maladie d’Alzheimer provoqués par les benzodiazépines ne sont qu’une extrapolation délirante heureusement statistiquement fausse.

5) Les journalistes écrivant ce type d’article qui va sans aucun doute déstabiliser des patients, paraissent inconscients des conséquences médicales qu’ils vont entrainer. Cette nuisance ne repose que sur la recherche d’un profit.

6) On ne peut être qu’atterré par cette vogue du Copier-Coller où, sans aucune vérification, des annonces dramatiques incriminant des médicaments, se trouvent reproduites dans des centaines d’articles. Combien pensent aux patients? Tous les articles, dans d’autres domaines que la médecine, sont-ils également écrits avec aussi peu de recherches?

7) « Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire« . Friedrich Nietzsche

Conclusion bis : Le Pr Bégaud lui-même, probablement dépassé par la volonté de nuissance des journalistes a tenté de corriger les informations publiées par Sciences et Avenir et reprises déjà par 111 journaux.

Selon le journal « Le Point« , « Le Pr Bégaud a critiqué jeudi la présentation de Sciences et Avenir qui titre « Ces médicaments qui favorisent Alzheimer », en soulignant que ces projections étaient à mettre au conditionnel. »Il n’y a pas de lien de causalité directe démontré« , a-t-il dit sur France Info (dont les journalistes ont fait comme les autres NDLR). « Il n’a jamais été démontré qu’ils entraînaient directement Alzheimer. »

Huit autres études sur la question ont déjà été réalisées, dont certaines concluant à un possible lien entre la prise prolongée de psychotropes et le vieillissement cérébral : « Il y a un dossier potentiel, un doute, il faut absolument l’explorer », mais « il faut rappeler aussi que ces médicaments sont utiles, voire indispensables, et surtout veiller à ne pas inquiéter les gens », dit Bernard Bégaud. « Quand je vois le titre (du magazine), je me dis que quelqu’un qui voit ça va être terrorisé« , a-t-il commenté.

Ces commentaires confortent notre analyse.

Sources

RTL : Anne Le Hénaff | 29/09/2011 – 10h50 : Valium, Témesta, Xanax, Lexomil, Stilnox, Mogadon, Tranxène : ces médicaments pourraient bien augmenter le risque d’Alzheimer
RTL : Anne Le Hénaff | 28/09/2011 – 18h11D’après une étude française, de 15.000 à 30.000 cas d’Alzheimer seraient ainsi attribuables à un abus de tranquillisants et de somnifères

Anxiolytiques et somnifères favoriseraient la maladie d’Alzheimer
Le Parisien 29.09.2011, 10h51 

L’abus de tranquillisants augmente le risque d’Alzheimer
Le Parisien
 29.09.2011, 07h00

Tranquillisants et somnifères favorisent Alzheimer
Europe 1  Par Rémi Duchemin et Mélanie Gomez
Publié le 29 septembre 2011 à 00h26Mis à jour le 29 septembre 2011 à 10h55

Valium, Lexomil, Xanax… La maladie d’Alzheimer favorisée par des médicaments
20 minutes Créé le 28/09/2011 à 19h28 — Mis à jour le 28/09/2011 à 19h30

EXCLUSIF: ces médicaments qui favorisent Alzheimer
Science et Avenir 28-09-11 à 17:00

L’abus de tranquillisants et somnifères augmenterait le risque d’Alzheimer
Libération 28 septembre à 19h41

 

40 thoughts on “Benzodiazépines et Alzheimer : les contre-vérités de la presse française

  1. Excellent article ! Incompétence ou malhonnêteté de la part de ces journalistes ?

    La recherche du scoop leur fait vraiment dire n’importe quoi. Le problème, c’est qu’ils affolent inutilement des millions de personnes. « On s’en fout, tant que ça fait vendre… »

    Honte sur Sciences & Avenir dont le niveau vient de s’effondrer dans mon estime.
    Mais alors surtout honte +++ aux journaux grand public ! La non-vérification des sources est une faute professionnelle qui devrait être sanctionnée ! Surtout lorsqu’on parle de médicaments !!!

    Quant à Bernard Begaud… Ca lui fera une publication de plus pour son CV !

  2. Je ne pense pas que ce soit par hasard du tout cette flambée journalistique sur les BZP, en effet depuis le temps que l’on nous bassine en France on prend trop de somnifère, ça creuse le trou de la sécu. Voilà qui va faire peur. Mon amie qui en prend est tombée dans la panneau et a voulu du coup arrêter avec tous les effets que cela a eu. Heureusement je lui ai montré votre article et a repris ses médicaments.Mais j’ai eu très peur.

  3. Excellente mise au point. Ce qui est amusant, c’est que j’ai rencontré Dominique Leglu à la Tête au Carré sur France-Inter début septembre. Je venais parler de la confusion trop fréquente entre lien statistique et corrélation. Elle approuvait…
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=148237 (3 dernières minutes)

    Juste un reproche : les auteurs (Rédaction) n’ont pas mentionné leurs liens d’intérêt avec l’industrie.

  4. Les benzos sont des drogues « dures » aux effets délétères.
    Il existe des moyens naturels de remplacer ces molécules chimiques par un plante qui est utilisée depuis 4000 ans en médecine et qui n’a jamais tué personne contrairement à la plupart des médicaments (y compris les plus anodins et « sures »)
    Cette plante est même un espoir pour la lutte contre alzheimer, parkinson, le cancer etc…
    Je ne peux la citer car il est interdit de la présenter sous un jour favorable …
    Je travaille dans le secteur de la santé et l’envers du décors est à gerber.
    Celà fait quelques années que je n’ai plus aucune confiance dans la capacité des médecins à faire le tri dans les molécules prescrites.

  5. Bravo ! j’admire la rigueur scientifique de cette étude qui nous change agréablement des pseudo enquêtes journaleuses avides de faire peur au bon peuple. Mais les propos de ce distingué confrère ont-ils été tous correctement transcrits…? Un doute affreux m’étreint soudain !!

  6. Et bien non, moi je n’admire pas.
    En tant que soignante, j’ai pu constater les ravages ( et je pèse mes mots!) faits par ces molécules: chutes, accidents de voitures, labilité émotionnelle incontrôlable,confusion, mémoire déficiente, abrutissement, addiction : j’en passe.
    Évidemment, pour beaucoup : tout plutôt qu’une psychothérapie, quelle qu’elle soit, elle sans effets secondaires.Des molécules, plutôt que de perdre du temps avec de l’humain. Ne sait-on pas,pourtant, après les études très documentées sur l’effet placebo qui n’a rien de non-efficient, que c’est aussi la relation qui guérit?
    Reportez vous aussi à l’excellent article ( mais si, mais si!) de Sciences et Avenir, où le psychiatre Patrick Lemoine a une autre explication de l’implication de ces médicaments dans les démences.
    Bien à vous.

  7. Info passionnante, et en tant que journaliste santé pour différents journaux de presse écrite grand public j’aimerais savoir qui écrit cette mise au point ( Rédaction c’est vague) et s’il y a lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. Je ne suis pas de celles qui veulent jeter le bébé avec l’eau du bain, mais c’est toujours mieux de savoir d’où vient l’info, quitte à exercer ensuite son esprit critique et les vérifications d’usage.

  8. LOL !!!

    Décidément le « journalisme médical » est tombé bien bas ! Adepte du copier-coller de communiqués AFP, c’est toute la presse qui se fait moucher par un simple blog santé !

    Je doute que les journalistes sus-cités aient jamais ouvert ne serait-ce qu’une seule publication scientifique de leur vie ! Ben non, c’est en anglais ma bonne dame !

    Merci pour cette bouffée d’air frais ! Le sensationnalisme commence vraiment à devenir malsain.

    Un journaliste aura-t-il le courage de reprendre vos travaux et de présenter ses excuses pour avoir dit des bêtises ? Plus probable : ils vous dénigreront ou vous ignoreront.

  9. Bravo au Monde de l’avoir constaté. Ca ne les a pas empêché de répéter tant de bétises…
    Merci de votre commentaire

  10. Si je me souviens bien, c’est votre site qui, bille en tête, nous avait annoncé il y a quelques mois qu’on avait découvert le gène de la schizophrénie,avant que cette « info » ne soit retirée…
    Un peu de modestie, et de recul ne messied pas. Attendons les autres publications à ce sujet.
    Surtout quand on connait la fiabilité de nombreuses études cliniques prétendument déterminantes mais manipulées , car tronquées ou exécutées dans des conditions douteuses ( ah,les pays émergents aux cobayes dociles et incontrolables!).
    Alors, que penser de votre réaction? N’en faites-vous pas un peu trop peut-être, pour un sujet difficilement défendable?

  11. Bonjour,

    Notre site résume des études scientifiques publiées dans des revues internationales de médecine et de science référencées. L’article dont vous parlez n’a pas été retiré. Il est facile de le retrouver en tapant le mot « schizophrénie » dans les mots clés. En voici l’adresse si cela est plus simple pour vous http://www.docbuzz.fr/2011/02/24/123-decouverte-majeure-la-mutation-genetique-responsable-de-la-schizophrenie-est-identifiee/
    La revue qui a publié cette découverte majeure est la revue Nature, une des plus importante revue scientifique mondiale. Vous pouvez cependant exercer votre esprit critique et en douter. Vous pouvez tout autant exercer votre esprit critique sur nos articles et en particulier sur celui commentant l’article de Science et Avenir. Faites-le alors de manière rationnelle.
    Merci de votre commentaire

  12. La mise en évidence d’un gène muté dans certaines formes de schizophrénie n’est qu’un des éléments de réflexion pour la recherche sur la maladie,avec des facteurs environnementaux encore inconnus, et non: « on a découvert le gène de la maladie », comme vous l’affirmiez. Que vous citiez « Nature »n’est pas une preuve de la réalité de la découverte. Juste une piste un peu plus fiable pour la réflexion de la communauté scientifique.
    Ne soyez pas « croyants », mais scientifiques, vous aussi.
    Pour les benzo, pourquoi ce haro sur un confrère qui fait état de corrélations qui leur semblent signifiantes et qui demandent à être confirmées? Toute recherche sérieuse à commencé par là, que je sache? Il est peut-être temps de se préoccuper de ces molécules employées n’importe comment, provoquant des dégâts constatables dans tous les services de santé.
    Pour le « Mediator », on a commencé par des « on-dit » méprisés par beaucoup dans la presse scientifique. Cherchez l’erreur…

  13. Bonjour, je suis le journaliste auteur de l’article publié dans Sciences et Avenir sur le lien entre benzodiazépines et Alzheimer. Je n’ai pas la place ici pour vous répondre en détails et en totalité. Quelques points cependant.

    1-Le professeur Bégaud est un éminent pharmaco-épidémiologiste français, auteur vous l’avez signalé de 70 publications scientifiques. Je n’ai donc aucune raison de douter du sérieux de son travail.

    2- Le prof. Bégaud et son équipe ont mené, à partir du groupe Paquid, une étude épidémiologique (qu’il publiera dans une revue scientifique) qui montre un lien entre consommation prolongée de BZD et Alzheimer. D’autres études auparavant avaient déjà établi un lien entre BZD et déclin cognitif ou démence d’Alhzeimer, la plus récente (2009) ayant été réalisée à Taiwan sur la base des chiffres de l’assurance maladie. Cependant celle du Prof. Bégaud a voulu aller plus loin en écartant un biais protopathique possible expliquée dans l’article. A partir d’une méthodologie très pointue, soumise à des experts internationaux, il arrive néanmoins aux mêmes conclusions.

    3- Vous faites l’amalgame entre l’étude de 2002 et celle de 2010. De plus, selon les épidémiologistes eux-mêmes, plus le groupé témoin est important plus les résultats sont fiables et pertinents.

    4- Contrairement à ce que vous affirmez, j’écris que « la détérioration cérébrale n’est pas perceptible les premières années. Elle se fait sentir cinq à huit ans après le début des premières prises ». Ce qui signifie qu’on ne retrouve pas le risque chez les consommateurs actuels.

    5- Dans l’étude Bégaud, le diagnostic de démence d’Alzheimer a été établi par les tests habituels (Mini, examens, etc) et par un neurologue.

    6- Les projections de 16 à 31000 cas d’Alzheimer par an liés au BZD dont vous vous gossez ont été calculées par l’équipe de Bordeaux. Elles ne sont pas sorties de mon chapeau. En réalité, la fourchette haute table sur 60 000 cas annuels. Mais, par prudence, souci éthique et précaution vis à vis du public, nous sommes restés sur des hypothèses basses ou moyennes.

    7-Je suis étonné que vous passiez totalement sous silence la consommation pharamineuse de BZD dans notre pays en particulier chez les personnes âgées: 30% à partir de 60 ans, 50 % après 70 ans sur des durées s’étalant sur 5, 10, 15 ans ou plus. Ce qui ne signifie pas pour autant que ces molécules soient inutiles. En 1996, E. Zarrifian avait déjà dénoncé cette consommation vertigineuse et les risques qu’elles faisaient encourir aux patients que dénonce également une de vos lectrices soignante. Or, vous bottez totalement en touche sur ce sujet. Pourquoi?

    8- Je vous invite à lire l’article de Patrick Lemoine psychiatre, docteur en neurosciences, directeur de recherches à l’université Claude Bernard de Lyon sur le même sujet et qui fait suite à notre publication.
    http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/sante/20110930.OBS1439/patrick-lemoine-psychiatre-les-benzodiazepines-favorisent-la-demence.html

    Je reste à votre disposition
    Bien à vous
    Guy HUGNET

  14. Bonjour, je suis le journaliste auteur de l’article publié dans Sciences et Avenir sur le lien entre benzodiazépines et Alzheimer. Je n’ai pas la place ici pour vous répondre en détails et en totalité. Quelques points cependant.

    1-Le professeur Bégaud est un éminent pharmaco-épidémiologiste français, auteur vous l’avez signalé de 70 publications scientifiques. Je n’ai donc aucune raison de douter du sérieux de son travail.

    Nous non plus ne doutons pas du sérieux de son travail. Nous doutons en revanche de l’utilisation que vous en avez fait. Le Pr Bégaud a témoigné de son désaccord avec votre traitement de l’information, d’après ce qu’ont publié par exemple vos confrères du magazines Le Point; extrait ; ““Le Pr Bégaud a critiqué jeudi la présentation de Sciences et Avenir qui titre “Ces médicaments qui favorisent Alzheimer”, en soulignant que ces projections étaient à mettre au conditionnel.”Il n’y a pas de lien de causalité directe démontré“, a-t-il dit sur France Info. “Il n’a jamais été démontré qu’ils entraînaient directement Alzheimer’, “il faut rappeler aussi que ces médicaments sont utiles, voire indispensables, et surtout veiller à ne pas inquiéter les gens”, dit Bernard Bégaud. “Quand je vois le titre (du magazine), je me dis que quelqu’un qui voit ça va être terrorisé“, a-t-il commenté.

    2- Le prof. Bégaud et son équipe ont mené, à partir du groupe Paquid, une étude épidémiologique (qu’il publiera dans une revue scientifique) qui montre un lien entre consommation prolongée de BZD et Alzheimer. D’autres études auparavant avaient déjà établi un lien entre BZD et déclin cognitif ou démence d’Alhzeimer, la plus récente (2009) ayant été réalisée à Taiwan sur la base des chiffres de l’assurance maladie. Cependant celle du Prof. Bégaud a voulu aller plus loin en écartant un biais protopathique possible expliquée dans l’article. A partir d’une méthodologie très pointue, soumise à des experts internationaux, il arrive néanmoins aux mêmes conclusions.

    L’élimination du biais protopathique ne justifie pas vos conclusions. En fait de méthodologie, merci de lire nos commentaires ci-dessous.

    3- Vous faites l’amalgame entre l’étude de 2002 et celle de 2010. De plus, selon les épidémiologistes eux-mêmes, plus le groupé témoin est important plus les résultats sont fiables et pertinents.

    Cette corrélation entre l’étude de 2002 et “l’étude à paraitre” est indispensable puisque :

    -Il s’agit vraisemblablement de la même population : 3777 personnes de l’étude PAQUID, dont 150 présentent une démence à la fin du suivi.
    -Votre article en témoigne “On a retrouvé une association entre benzodiazépines et Alzheimer du même ordre que lors de la première étude, c’est à dire une majoration du risque de 50%”. “la première étude” citée dans votre article est celle de 2002.

    – Or que nous apprend t-elle : Des 3777 patients initiaux, 150 auront un diagnostic de démence. Mais “du fait de données manquantes, la catégorisation n’a pu être realisée que pour 72% des cas (n=108) et 91% des contrôles (n=3209) » peut-on déjà lire dans la publication. Des 150 patients, 53 n’ont jamais utilisé de bezodiazépine, 97 en ont reçu. C’est à partir de ces 97 patients qu’est mesuré le % d’augmentation du risque de démence. Lorsque le timing d’utilisation des benzodiazépines est exploré, la population est séparée en deux groupes, ceux qui utilisaient une benzodiazepine au moment de la date index (current user, ou utilisateur actuel) et ceux ayant utilisé une benzodiazepine dans le passé (former user, ou utilisateur passé). Or, le risque de démence pour les utilisateurs actuel n’est pas du tout augmenté. Il est absoluement comparable à la population général. En revanche, le risque pour les utilisateurs passé est lui augmenté et c’est ce risque augmenté qui tire statistiquement le risque mis en avant chez les 97 patients. Ce qu’il aurait été honnète de dire au lecteur, mais ce qui aurait évidemment rendu l’arcticle caduque, c’est le nombre de patients sur lequel ce risque a été mesuré : ils étaient 14, et oui 14 patients. Des 14 patients, vous extrapolez des milliers de victimes…cela répond également à votre point 4. Ce chiffre est aisément retrouvé dans la publication source de 2002.

    4- Contrairement à ce que vous affirmez, j’écris que “la détérioration cérébrale n’est pas perceptible les premières années. Elle se fait sentir cinq à huit ans après le début des premières prises”. Ce qui signifie qu’on ne retrouve pas le risque chez les consommateurs actuels.

    Effectivement.seulement chez les consommateurs passés, en fait 14 patients de l’étude 2002…

    5- Dans l’étude Bégaud, le diagnostic de démence d’Alzheimer a été établi par les tests habituels (Mini, examens, etc) et par un neurologue.

    L’article publié de 2002, donc de la population PAQUID, donc la même population que celle de “l’étude à paraitre” ne parle jamais de maladie d’Alzheimer, mais de démence, or toutes les démences ne sont pas des maladies d’Alzheimer.

    6- Les projections de 16 à 31000 cas d’Alzheimer par an liés au BZD dont vous vous gossez ont été calculées par l’équipe de Bordeaux. Elles ne sont pas sorties de mon chapeau. En réalité, la fourchette haute table sur 60 000 cas annuels. Mais, par prudence, souci éthique et précaution vis à vis du public, nous sommes restés sur des hypothèses basses ou moyennes.

    Encore une fois, 60 000 “victimes” extrapolées de 14 cas, qui en plus, ont eu des consommations différentes, des molécules différentes, des durées d’utilisation différentes, des facteurs de risque différents (dont certains non pris en compte dans les ajustements)…Votre “prudence, votre souci éthique, sans parler de votre précausion vis–à-vis du public aurait du vous pousser à présenter le nombre réels de patients sur lequel les pourcentage de risque ont été calculés. Par ailleurs aucune publication scientifique ne cite ce chiffre, à notre connaissance.

    7-Je suis étonné que vous passiez totalement sous silence la consommation pharamineuse de BZD dans notre pays en particulier chez les personnes âgées: 30% à partir de 60 ans, 50 % après 70 ans sur des durées s’étalant sur 5, 10, 15 ans ou plus. Ce qui ne signifie pas pour autant que ces molécules soient inutiles. En 1996, E. Zarrifian avait déjà dénoncé cette consommation vertigineuse et les risques qu’elles faisaient encourir aux patients que dénonce également une de vos lectrices soignante. Or, vous bottez totalement en touche sur ce sujet. Pourquoi?

    Personne ne la nie. Ce n’était pas le sujet de l’étude du Pr Bégaud. Il serait intéressant de connaitre les raisons de prescriptions, les pathologies dont souffrent les patients, les raisons des prescriptions longues. Vous n’avez évoqué aucun de ces points.

    8- Je vous invite à lire l’article de Patrick Lemoine psychiatre, docteur en neurosciences, directeur de recherches à l’université Claude Bernard de Lyon sur le même sujet et qui fait suite à notre publication.
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/sante/20110930.OBS1439/patrick-lemoine-psychiatre-les-benzodiazepines-favorisent-la-demence.html

    Nous l’avons lu. C’est un avis respectable. Cela ne change rien aux 14 patients extrapolés à des centaines de milliers, pour seule volonté, pour reprendre les mots du Pr Bégaud de “terroriser” les patients, et faire un papier.

    Si demain, une étude sérieuse démontre un lien entre prise de medicament et maladie d’Alzheimer, nous serons les premiers à faire un article sur le sujet.

  15. Re-bonjour,

    1-Vous dites douter de l’utilisation que nous avons fait de l’étude du Prof. Bégaud. Mais je peux vous assurer que nos propos ont été bien en dessous de ceux qu’il nous a tenus, se disant à de nombreuses reprises scandalisés par l’inertie des pouvoirs publics face aux prescriptions massives de BZD alors que « la plausibilité d’un lien avec l’Alzheimer est très forte » . Et je peux vous assurer qu’il n’a pas employé le conditionnel.

    2- Vous remarquerez que nous avons écrit que les BZD « favorisent » et non « provoquent » la maladie d’Alzheimer. De fait, et nous l’écrivons, nous ne connaissons pas les causes, probablement un effet indirect. Mais ce n’est parce qu’on ne connaît pas les causes d’un accident qu’il n’y a pas eu d’accident.

    3- Le prof. Bégaud a insisté – à de nombreuses reprises – sur le fait que son étude venait confirmer les résultats d’autres travaux qui vont dans le sens d’un lien entre BZD et Alzheimer. Le dernier en date étant celui de Taïwan (779 patients diagnostiqués avec un Alzheimer) dont nous donnons les références. (Results: « Subjects with dementia had higher cumulative dose, longer duration of BZDs exposure, and more likelihood to be long-term BZDs users. Our findings suggest that long-term use of BZDs is associated with an increased risk for dementia », C’est pourquoi nous avons décidé, après mûres réflexions et précautions, de publier cet article et non – procès d’intention – pour vendre du papier.

    4- Les raisons des prescriptions des BZD? Allons, tout a été dit, écrit, publié, sur ce sujet et vous le savez très bien: dans bon nombre de cas, elles n’ont aucune justification. Je ne dis pas que la situation est facile pour les médecins mais c’est un autre débat. Quant aux raisons des prescriptions longues, elles sont bien souvent à chercher du côté de la dépendance induites par les traitements -fort utiles par ailleurs dans certains cas – et donc à la difficulté de « décrocher ». Tout cela est très bien documenté. Lire Prescrire.

    5- Les soupçons de dépendance sont apparus peu après le lancement des BZD, au début des années 60. Tout au long des années 70 et 80, de nombreuses alertes ont été lancées mais le corps médical et les industriels, en choeur, ont nié. Circulez y’a rien à voir! On connaît la suite. Votre réaction me paraît être du même acabit.

    6- Il serait intéressant de savoir « d’où vous parlez ». Qui êtes vous? J’avance à visage découvert mais vous, vous restez masqué. Qui est la « rédaction »? Avez vous des liens d’intérêt? Lesquels? D’autres que moi, je crois, aimeraient le savoir.

    Bien à vous
    Guy HUGNET

  16. Cher Guy Hugnet,
    Plutôt que de jouer sur les mots (le verbe favoriser implique aussi un rapport de cause à effet) et essayer de vous convaincre du bien fondé de votre démarche, vous pouvez peut-être encore faire quelque chose pour rattraper votre erreur monumentale (s’il s’agit bien d’une erreur et non d’une opération volontaire de désinformation)…
    Cordialement,
    IT

  17. Hola ! De belles joutes verbales.
    De toute façon on est lésé dans l’histoire… en achetant une revue pseudo-scientifique il falait. S’attendre à ce que ce soit une etude pseudo-scientifique…

  18. Monsieur HUGNET, maintenant que vous savez avoir été floué par cet expert, aurez-vous le courage de publier un correctif ?

    Ce serait la moindre des choses sur le plan journalistique !

    Iriez-vous ensuite jusqu’à le diffuser à vos collègues des autres journaux ?

    Ou allez-vous simplement enterrer l’affaire discrètement en pensant que cette affaire ne sortira pas des quelques sites internet qui l’ont relayée ?

  19. bonsoir,

    Quelques recommandations intéressantes et pas médiatisées sur les benzodiazépines sur le site de la HAS (Haute Autorité de Santé)

    La vocation du site internet de la HAS est d’apporter une contribution significative aux missions qui ont été confiées à la Haute Autorité de Santé notamment en matière de promotion des bonnes pratiques, de bon usage des soins et de diffusion de l’information médicale. Ce site s’adresse à un très vaste public : professionnels de santé, journalistes, fabricants de dispositifs médicaux, mais aussi plus largement à tous les citoyens désireux de s’informer sur la qualité en santé.
    Le présent site internet met à la disposition des internautes les productions correspondant au champ des missions de la HAS.

  20. Bjr à tous, pour répondre brièvement aux diverses critiques;
    1- Pourriez vs me dire en quoi j’ai été floué par ce chercheur, auteur par ailleurs de 70 publications et dont l’intégrité n’a jamais été mise en cause? Vous oubliez que son travail fait suite à d’autres études publiées sur le même sujet et qui aboutissent à des conclusions similaires. A ce titre, les propos de Patrick Lemoine sont édifiants.
    2- Sciences et Avenir n’a jamais prétendu être journal scientifique. C’est un magazine de vulgarisation scientifique apprécié et de bonne qualité.
    3-L’analyse de D. Dupagne n’est pas du tout pertinente puisqu’il évoque le facteur confondant comme étant à l’origine d’un malentendu alors que c’est le coeur même de l’étude de Bégaud et de notre article. Je vais d’ailleurs lui répondre.
    4- En réalité, ce qui ne plaît pas aux notaires de la médecine et de la science, c’est que B. Bégaud a transgressé les règles en vigueur à savoir faire état des résultats d’une étude avant sa publication. Je les comprends mais sans doute a-t-il estimé que du fait de l’enjeu, il fallait sonner l’alarme sans attendre. En effet, ce qu’il dénonce c’est la consommation éffrénée et au long cours de BZD chez des sujets âgés et qui provoquent en autres tb de mémoire, chutes, détérioration cérébrale, etc. En 1996; E. Zarifian avait déjà provoqué la même levée de bouclier lors de la publication du Prix du Bien Ëtre.
    Bien à vous
    GH

  21. Je me joins aux critiques :

    1/ Est-ce vous qui avez été floué par le chercheur ou n’auriez-vous pas vous-même tout simplement retranscrit ses paroles avec un peu trop d’enthousiasme et de vulgarisation ? D’où les démentis dudit chercheur par la suite.

    Toujours est-il que sur une base scientifique très très discutable (élégamment démontrée ci-dessus) vous avez effrayé des malades souvent anxieux à la base. La communication massive auprès du grand public sur des médicaments listés n’est pas sans danger. Elle peut conduire certains à arrêter brutalement leur traitement. Ne devrait-elle pas être davantage assurée par des professionnels de santé dans le cadre d’un dialogue face à face ? Les médicaments sont des substances trop dangereuses pour se prêter à un tel racolage médiatique. Pensez aux patients qui vous lisent ! Ils sont nombreux !!!

    La presse connait une situation économique difficile, ce n’est pas une raison pour faire tout et n’importe quoi !

    2/ Un magazine de vulgarisation scientifique qui titre : « EXCLUSIF: ces médicaments qui favorisent Alzheimer »
    Pour vulgariser, on vulgarise !!!
    Vous n’êtes pas en train de rendre la théorie des cordes abordable pour un public curieux au prix de quelques approximations ! Vous effrayez des malades fragiles sur une base pseudo-scientifique non validée. Des malades susceptibles d’acheter votre revue mais aussi d’arrêter spontanément leurs médicaments !

    3/ C’est une bonne idée que de lui écrire directement !

    4/ L’intérêt d’une étude parue dans une revue médicale est qu’elle est justement revue par d’autres experts qui n’hésiteront pas à demander de creuser tel ou tel point ou faire remarquer à l’auteur que certains point ne tiennent pas la route. Elle est d’ailleurs souvent contre-balancée par un éditorial qui montrera ses faiblesses méthodologiques. Bref, une analyse sérieuse !

    Quand une étude amène des révélations majeures, elle peut être publiée relativement vite et apparaît dans les rubriques « Online first » des sites des revues médicales. Ainsi on n’a pas à attendre la version papier. La découverte est dispo en ligne immédiatement.

    Autre possibilité : contacter les agences de santé pour les faire réagir rapidement. C’est leur boulot !

    Pour sonner l’alarme, il aurait aussi pu également faire une communication en congrès comme c’est l’usage.

    Bref il y a d’autres moyens que de faire du sensationnalisme dans de la presse grand public.

    Enfin, où est le caractère d’urgence absolue dans les révélations de cet article ? Les français consomment trop de psychotropes ? Le scoop !

    Si l’urgence c’est de dénoncer la consommation effrénée de BZD, … Ce n’est une urgence éventuellement que sur un plan électoral ! Et cela ne justifie absolument pas d’effrayer avec le mot « Alzheimer ». Vous ne savez pas ce que c’est ! Ce n’est pas « mamie qui commence à débloquer un peu ». C’est un DRAME !!!

    Ma conviction c’est que vous avez « flairé » de quoi faire un bon papier dans un contexte qui s’y prête bien où chacun essaye de venir avec sa liste des médicaments à éviter. Pour sortir du lot, vous avez essayé d’étayer ça avec des révélations scientifiques bricolées, et une couverture aguicheuse.

    Reconnaissez que vous avez fait une c…., faites un mea culpa, et publiez un démenti. Point barre.

    Votre magazine gagnera en crédibilité et en sera d’autant plus apprécié.

  22. Même si le lien entre BZD et Alzheimer n’est pas prouvé, la surconsommation de tranquillisants par les français est un fait réel.
    Certains laboratoires peu scrupuleux ont pour but premier de vendre leurs produits, des généralistes vont dans ce sens et n’hésitent pas à prescrire des tranquillisants, alors que le problème de leurs patients est souvent un manque d’activité physique.

    Mais quand on lit ça :  » Heureusement je lui ai montré votre article et a repris ses médicaments.Mais j’ai eu très peur. »

    On peut se dire que le problème n’est pas résolu.
    Bizarre que des gens trouvent normal de prendre des tranquillisants à vie.
    Je comprends cependant que l’image de notre société pourrie sois plus supportable sous tranquillisants.
    Un peuple sous tranquillisants doit aussi être le rêve de bons nombre de dirigeants.

  23. Bonjour, Je suis responsable d’un centre mémoire et recherche, neurologue et un expert français reconnu dans la maladie d’Alzheimer et faisdant partie du groupe CenGeps sur la mise au point et le développement des médicaments contre la MAladie d’Alzheimer. Plusieurs commentaires : Pr Begaud dans l’Alzheimer, inconnu au bataillon. c’est la première fois que j’en entends parler. D’habitude, quand il y a un scoop comme çà, JF Dartigues nous en parle. Là rien du tout. Bizarre. Biggy : donner moi vite le nom de ce médicament qui guérit l’Alzheimer, le parkinson et le cancer car çà fait 20 ans que je le cherche. On connait les limites des résultats des études épidémiologiques issus de Paquid qui sont des études rétrospectives (donc relativement fiables) et parfois secondairement démenties (cas de l’aluminium.
    Enfin, merci, merci beaucoup pour cette mise au point et Sciences et Avenir, sincèrement, éviter ce genre de scoop médiatique. Si vous saviez le mal que vous faites.

  24. rebonjour,

    j’étais le WE dernier invité par l’équipe de Bordeaux (celle de Paquid), par les neurologues qui ont porté les diagnostics dans Paquid. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher de demander ce qu’ils pensaient de l’article de Sciences et Avenir. La réponse est édifiante : le résultat de l’initiative d’une sorte d’électron libre, non spécialiste de la question, qui a utilisé des données de Paquid sans en référer à l’équipe(donc sans contrôle). Les résultats sont bien des résultats rétrospectifs, dans une étude cas témoin, dont on ne peut tirer aucune conclusion sérieuse et l’équipe bordelaise se désolidarise donc de ce qui a été écrit, d’autant plus qu’elle n’a pas été consultée. Bien entendu, quand bien même il y aurait un lien statistique entre les deux, on en sait pas dans quel sens il joue, s’il est direct ou indirect (la dépression qui se traduit en même temps par une élévation du risque et l’usage de BZD étant l’explication la plus avancée). Au fait, quand vous croisez Begaud et Alzheimer sur pubmed vous obtenez 2 publications en 1996 et 2003!!!. Tu parles d’un spécialiste. Quand vous croisez mon nom et Alzheimer, on obtient 31 publications, la dernière de mars 2011. Le problème, c’est que ceux qui sont maintenant bien ennuyés par tout ça, ce sont les spécialistes de l’Alzheimer qui perdent du temps à dire aux patients de ne surtout pas écouter toutes les anneries des journaux. On a autre chose de plus sérieux à faire Mr Hugnet

  25. Merci pour ces précisions, très bon travail, cela m’aidera à argumenter :
    première victime un patient sous « Zolpidem » qui vient avec cet article sous le bras, « Je dors très bien depuis que je prends mon Stilnox mais je veux le changer »…..?
    Malgré l’explication: ce n’est pas une benzo., j’ai des pateints qui en prennent depuis des années sans problème…
    Le mal est fait et les auteurs ne seront pas inquiétés, notre travail de médecin est déjà assez dur comme ça…si vous voulez prenez notre place…bonne chance.
    Merci pour cette excellente analyse.

  26. la consommation de benzo est un problème, l’alcool en vente libre, le tabac et l’obésité qui tuent, le prix de la santé…..
    Laissez travailler les médecins et donnez leur les moyens de la faire: l’écoute, l’accompagnement et le soutien sont mortellement atteint par l’économicité et la gestion à outrance. En Suisse nous avons énormément de chance mais tout est fait par une administration envahissante pour tuer l’oeuf et donc la poule.
    Diminuer les benzo revient à changer la société qui est malade !
    Actuellement le médecin soigne la société: burn out, angoisses, troubles de l’adaptation…c’est 90% du travaille en cabinet de ville. Et du gestionnaire de mettre son grain de sel sans savoir de quoi on parle….le journaliste n’est pas mieux et ne nous aide pas. Merci.

  27. Je ne suis pas scientifique ; tout simplement consommateur de benzos. Même après l’article je ne reste pas très tranquille. Je ne veux pas avoir rien avec une drogue « dure » même aux effets délétères. Donc je me joins a CMRR pour demander le nom de la plante utilisée depuis 4000 ans. Il suffirait d’indiquer une direction (Afrique, Amérique, Asie) pour nous mettre, peut-être, dans la bonne route.
    En espérant qu’il y aura une réponse,
    Cordialement

  28. Je ne vois pas de réponse à la question posée par Guy Hugnet sur l’identité de la/les personnes qui refutent l’article de Sciences et Avenir. Je trouve la question légitime car plusieurs personnes ici insistent sur leur propre mérite de spécialistes ou l’absence de crédibilité chez d’autres. Ce serait un minimum je pense de répondre donc sur qui écrit à Doc Buzz.

  29. Bonsoir,
    Il a déjà été répondu à cette question, cf « à propos »
    Merci de votre commentaire

  30. Bonjour, j’ai également trouvé les chiffres de l’étude du Dr Daniel Kripke assez « étonnants », j’en parle également sur mon blog:

    Voici quelques chiffres de cette étude:

    Sur 5 ans, +- pendant 2 ans et demi, avec comme moyenne d’âge 54 ans

    Les participants n’ayant pas utilisé de somnifères
    Nombres :
    23674
    Nombres de morts:
    295
    Ce qui nous fait 0,012 % de morts

    Les participants ayant utilisé de somnifères
    Nombres :
    10531
    Nombres de morts:
    638
    Ce qui nous fait 0,06 % de morts …

    Lire l’article: http://redi.be/isWhwFo

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  36. Certes, mais il faut se méfier également des informations publiées officiellement via des journaux indexés. Finalement, on ne sait pas ce qui se passe derrière les coulisses, les intérêts de certains font le bonheur des autres…

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