lundi 26 septembre 2016

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Croire en Dieu réduit l’hypertension artérielle chez les protestants

Est-ce que croire en Dieu améliore la santé de l’homme? En tout cas, une étude Norvégienne vient de démontrer que le temps passé à prier à dans une église permet de mieux contrôler la pression artérielle, chez l’homme et chez la femme.

Selon Torgeir Sørensen, professeur de théologie et de psychologie des religions à l’hôpital d’Inland, les résultats de l’étude retrouvent une pression artérielle d’autant plus basse que les participants passaient plus de temps à l’église. C’est la première étude de ce type en Scandinavie. De précédentes publications américaines avaient bien identifié également un lien entre pratiques religieuses et pression artérielle, mais pour Torgeir Sørensen, “de grandes différences religieuses entre les Etats-unis et la Norvège rendent difficile une identification des résultats américains au contexte Norvégien”. En effet, l’église Norvégienne est protestante depuis la Réforme luthérienne décidée en 1537, par le roi Christian III de Danemark. Quatre vingt dix pour cent des habitants de la région de Nord-Trøndelag où a été menée l’étude sont protestants. Aux Etats-Unis, les préférences religieuses sont bien plus éclectiques.

Dans la région de Nord-Trøndelag, 4% des habitants vont à l’église tous les week-end contre 40% des américains, ce qui peut exliquer que Torgeir Sørensen ne s’attendait pas du tout aux résultats mis en évidence par l’étude.

Les deux critères de suivis de l’étude étaient la durée de participation aux cultes religieux et la pression artérielle systolique et diastolique. 20 066 hommes et 15 898 femmes ont participé à l’étude.

Au début de l’étude, la pression artérielle diastolique moyenne étaient de de 71 mmHg pour les femmes et de 76,7 mmHg pour les hommes. La pression artérielle systolique moyenne était de 128,5 mmHg chez les femmes et de 134 mmHg chez les hommes.  39,1% des femmes et 42,8% des hommes inclus n’avaient jamais participé à des offices religieux.  Un peu moins de 4% des participants ont suivi des cultes plus de trois fois par mois. Les résultats obtenus ont été ajustés aux autres facteurs de risque de l’hypertension artérielle (obésité, tabagisme…).

Après ajustement, une association inverse entre la participation aux cultes et la pressio arétrielle diastolique et systolique est retrouvé. Plus le temps passé aux culte est long, plus la réduction des pressions artérielles diastolique et systolique sont importante. Respectivement, chez les femmes et les hommes, une baisse de 1.50-1.67 mmHg  de la pression artérielle diastolique et de 2.12/1.71 mmHg de la pression artérielle systolique, sont retrouvées chez ceux ayant été au moins au culte 3 fois par mois. Ces baisses sont de 0.87/1.16 mmHg pour la diastolique et 0.30/0.11 mmHg pour la systolique chez ceux ayant été au culte entre 1 et 3 fois par mois et de 0.49/0.10 mmHg pour la diastolique et 0.58/0.63 mmHg pour la systolique chez ceux ayant été au culte entre 1 et 6 fois sur 6 mois.

La pression artérielle est reliée chez l’homme et chez la femme à la survenue d’évènements cardiovasculaires : accident vasculaire cérébral, infarctus du coeur…Un meilleur contrôle de cette pression artérielle garantie une réduction du risque de survenue de ces évènements. L’étude Norvégienne vient-elle de mettre à jour un élément de la protection divine?

Source

The relationship between religious attendance and blood pressure: The Hunt Study, Norway
Sørensen T, Danbolt LJ, Lien L, Koenig HG, Holmen J
Int J Psychiatry in Med, 2011;42(1):13-28

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