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Les études prouvant les bénéfices du vin rouge sur le coeur étaient falsifiées

Un chercheur de l’université du Connecticut, connu pour ses travaux sur les bénéfices du vin rouge sur le système cardiovasculaire, a falsifié ses données à plus de 100 reprises, a annoncé la direction de l’université.

Selon les données actuellement connues, des travaux scientifiques publiés dans au moins 11 journaux scientifiques ces dernières années, ont été falsifiés. Ce chercheur, Dipak Das, a réalisé plusieurs études sur le resveratrol, un des composants retrouvé dans le vin rouge, et qui auraient montré des effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire.

Dipak Das écrivait par exemple dans une publication récente “Des études expérimentales menées in vivo ou in vitro (cellule myocardique, cellule endothéliale), indiquent qu’une consommation modérée d’alcool peut favoriser un effet anti-inflammatoire impliquant les récepteurs à l’adénosine, la protéine kinase C, la synthèse d’oxyde nitrique, les protéines de shock, et d’autres, pouvant avoir un effet cardioprotecteur. De même, une comparaison du  fonctionnement cérébral entre des consommateurs modérés d’alcool et des non-consommateurs (..) montre une réduction significative des risque d’altération cognitive chez les consommateurs modérés d’alcool.

Le professeur Dipak K. Das était directeur du centre de recherches de cardiologie. L’université a commençé à enquêté sur Das après une dénonciation anonyme en 2008. Sept années de recherches ont été épluchées et 145 données falsifiées ont été identifiées.

Pour les autres scientifiques travaillant sur le resveratrol,  comme le Dr. Nir Barzilai,de l’Albert Einstein College of Medicine de New York, cette fraude ne remet pas en cause l’ensemble des travaux menés sur le sujet. Das a été démis de ses fonctions.

Les fraudes scientifiques semblent se multiplier, en tout cas leurs découvertes, et cela n’est probablement pas terminé : en effet, selon une étude mené par le BMJ auprès des scientifiques anglais, à la question de savoir s’il connaissaient dans leur entourage des scientifiques coupables de truquer leurs résultats, 13% répondent par l’affirmative.

Source

Scientific Journals Notified Following Research Misconduct Investigation
University of Connecticut, 
January 11, 2012, by Chris DeFrancesco

 

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