samedi 1 octobre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Vaccin contre le HPV, alumine, borax : les députés s’interrogent

Il a fallût une année entière à un groupe de députés pour rendre un petit rapport de 6 pages contenant quelques recommandations mais surtout beaucoup de questions sur les vaccins. Outre des interrogations non tranchées sur l’intérêt de rendre obligatoire  le vaccin ROR, ou d’étendre la vaccination du vaccin antitétanique et du BCG, le vaccin contre la tuberculose, les députés remettent en cause certaines pratiques. Tout d’abord il demande l’arrêt de l’utilisation des adjuvants aluminiques dans les vaccins. Ces adjuvants ont de depuis longtemps été la cible de critiques quant-à leurs effets secondaires potentiels, en particulier le déclenchement de maladies neurologiques. Les députés demandent l’application du principe de précaution avec un moratoire sur tous les vaccins contenant ces adjuvants. Cette demande ne sera probablement pas suivie des faits, mais cette alerte doit nous alerter en tant que prescripteurs et consommateurs de vaccins : «Au vu des résultats d’un certain nombre d’études réalisées sur la migration de l’aluminium, il semble qu’un moratoire sur l’alumine, utilisé comme adjuvant dans un certain nombre de vaccins, soit nécessaire en attendant de recueillir davantage de données scientifiques sur les conséquences éventuelles, en particulier dans les cas de vaccination d’enfants en bas âge et de vaccination répétées».

Etonnante également la position prise par ces députés sur le vaccin contre certains papillomavirus, car à travers les lignes c’est une véritable et totale remise en question du vaccin qu’affichent les députés réclamant de « conduire une recherche approfondie sur l’efficacité et les effets du vaccin contre certains papillomavirus avec la publication annuelle d’un rapport sur les bénéfices risques », signifiant qu’à ce jour il n’existe pas de recherche suffisamment approfondie sur l’efficacité de ces vaccins, ni sur leur rapport bénéfice/risque. Alors que la communication officielle, qu’elle soit celle de l’état ou des fabriquant liait fallacieusement ces vaccins à une réduction du risque de cancer du col utérin, ce temps semble révolu : «En ce qui concerne le vaccin visant à protéger la population féminine contre certains papillomavirus responsables du cancer du col de l’utérus, le groupe d’études préconise de continuer l’évaluation du rapport bénéfices-risques de ce vaccin avant de confirmer sa recommandation par les autorités publiques» écrivent les députés. Autrement dit, pour l’instant ce rapport/bénéfice risque est inconnu ou méconnu et ne peut en tout cas être affirmé; «un certain nombre de questions reste encore sans réponses» affirment les députés. C’est en fait l’efficacité même des vaccins contre les papillomavirus et leur intérêt prophylactique qui est remis en question. Rappelons simplement que ce vaccin n’a jamais montré qu’il permettait de réduire le risque de cancer du col de l’utérus. Le vaccin réduit le risque d’infections à certains papillomavirus qui sont pour partie jugés responsables de la survenue d’un certain nombre de cancer du col. Les députés s’interrogent dorénavant sur la durée d’efficacité de ces vaccins. Car si on vaccine des jeunes filles, ce cancer lui ne survient que 20 à 30 ans plus tard, or «il n’est pas déterminé si le vaccin est efficace définitivement ou si comme semblent le montrer certaines études, son efficacité diminue après 5 ans » écrivent encore les représentants du peuple.

Enfin, ils mettent en exergue un risque potentiel qui est rarement expliqué aux parents des jeunes filles avant la vaccination : « le Guardasil contient du Borax, substance pour laquelle les scientifiques manquent encore de recul en ce qui concerne les effets à long terme ». Au final, mieux vaut penser aux bonnes vieilles méthodes : « l’utilisation de préservatifs demeure le moyen de prévention le plus efficace à ce jour », rappelle les députés, bottant le Guardasil et le Cervarix en dehors des vaccins pertinents.

Source

SYNTHESE DES RECOMMANDATIONS DU GROUPE D’ETUDES SUR LA VACCINATION
Groupe d’études sur la vaccination
Paris, le 13 mars 2012

Crédit Photo Creative Commons by  USACE Europe Distric

Articles sur le même sujet