mardi 27 septembre 2016

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Première mondiale : une transplantation de photorécepteurs restaure la vision chez la souris

La prouesse est d’importance et les résultats de cette expérimentation sont donc publiés dans les colonnes de la revue américaine Nature. Des scientifiques l’UCL Institute of Ophthalmology ont pour la première fois au monde réussi la prouesse de transplanter des photorécepteurs, ces cellules de la rétine qui permettent la vision, dans les deux yeux de souris aveugles, leur rendant une vision.

Cette démonstration pourrait être la base d’une nouvelle technique de transplantation qui pourrait tenter de rendre la vision à certaines catégories de patients devenus aveugles du fait de maladies dégénératives.

Les scientifiques ont prélevé et injecté des photorécepteurs rétiniens de jeunes souris non malades directement dans la rétine de souris dont les photorécepteurs ne fonctionnaient plus (la procédure est plus complexe à faire qu’à écrire). La destruction des photorécepteurs set la cause principle de cécité dans l’espèce humaine par exemple à cause de la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA), la rétinite pigmentaire ou le diabète.

Notre rétine possède deux types de photorécepteurs, les cônes et les bâtonnets qui transforment  la lumière en un signal électrique envoyé vers le cerveau. Le cerveau interprète ce signal pour reconstruire ce qu’à vu l’oeil. Les bâtonnets permettent la vision avec une luminosité faible. Ils ne perçoivent pas les couleurs seulement le noir, blanc et gris. Ils sont au nombre moyen de 120 millions par œil. Les cônes sont entre 5 et 7 millions par œil chez l’homme. Ils sont  concentrés au centre de la rétine dotée d’une très grande acuité visuelle. Les cônes interprètent la couleur ne comprenant pourtant que 3 couleurs grâce aux 3 types de cônes différentes, les cônes bleus, les cônes verts et les cônes rouges.

Les cellules transplantées par les scientifques étaient des cellules non différentiées de bâtonnets. Après 4 à 6 semaines, les cellules transplantées  étaient fonctionnelles et avaient réalisé des connections nerveuses vers le cerveau, démontrant pour la première fois que la transplantation de photorécepteurs était faisable et que ces cellules pouvaient avec succès intégrer une rétine ancienne et pathologique et permettre un retour de la vision. comme l’ont montré des tests avec les souris.

Les scientifiques dirigés par le Professor Robin Ali, qui ont réalisé cette prouesse, pensent déjà à lancer une prochaine expérimentation chez l’homme à partir de photorécepteurs dérivés de cellules souches embryonnaires. Le Dr Rachael Pearson, principal auteur de l’article publié dans Nature, explique également qu’ils sont actuellement en train de perfectionner cette technique de transplantation afin également de transplanter des cones, ces cellules permettant la vision en couleur, l’objectif étant évidemment de permettre un retour à une vision la plus réelle possible lorsqu’il s’agira de traiter des patients.

Source

Restoration of vision after transplantation of photoreceptors
R. A. Pearson, A. C. Barber, M. Rizzi, C. Hippert, T. Xue, E. L. West, Y. Duran, A. J. Smith, J. Z. Chuang, S. A. Azam, U. F. O. Luhmann, A. Benucci, C. H. Sung, J. W. Bainbridge, M. Carandini, K.-W. Yau, J. C. Sowden, R. R. Ali.. Nature, 2012; DOI: 10.1038/nature10997

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