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15% des cancers sont causés par une infection virale, bactérienne ou parasitaire

 

Sur les 12 millions de cancers survenant en une année dans le monde, 15%, soit plus de 2 millions, sont directement liés à une infection par un virus, une bactérie ou un parasite, retrouve une étude épidémiologique publiée dans la revue médicale anglaise The Lancet Oncology.

Les infections par certain virus, bactéries ou parasites ont été identifiées comme des facteurs de risque majeurs de certains cancers spécifiques. Des scientifiques ont utilisé plusieurs sources référencées pour évaluer le nombre de ces cancers directement liés à une infection.

Sur les 12,7 millions de nouveaux cas de cancers recensés au cours de l’année 2008,  exactement 16·1% étaient attribuables à une infection de l’être humain. Ce taux est évidemment plus élevé dans les pays en voie de développement atteignant 22,9% soit un cancer sur 5 dans ces pays,  contre 7,4% des cancers dans les pays développés. Le taux de cancers liés à une infection le plus faible est retrouvé en Océanie (3,3%), et le taux le plus élevé est retrouvé en Afrique Subsaharienne (32,7%)

La bactérie Helicobacter pylori, les virus de l’hépatite B et C et les virus HPV sont impliqués dans la survenue de 1,9 millions de cas de cancers (sur 2 millions). Helicobacter pilori est impliqué dans la survenue de cancers de l’estomac, les virus de l’hépatite B et C dans la survenue de cancers du foie et les virus HPV dans la survenue des cancers du col utérin. Chez la femme, ces cancers du col utérin représentent 50% des cancers liés à une infection. Chez l’homme, les cancers du foie et de l’estomac représentent 80% de scanners liés à une infection.

30% de ces cancers liés à une infection surviennent chez des patients de moins de 50%.

Or, “Beaucoup de cancers d’origine infectieuse sont évitables, notamment ceux qui sont associés à Helicobacter pylori, aux virus de l’hépatite B et C et aux  papillomas virus” expliquent les auteurs. Pour certain, des mesures peuvent être utilisées pour en réduire l’incidence. Ces mesures seraient particulièrement importantes dans les pays les plus pauvres qui sont les plus touchés par ces pathogènes.

Source

Global burden of cancers attributable to infections in 2008: a review and synthetic analysis
Catherine de Martel, Jacques Ferlay, Silvia Franceschi, Jérôme Vignat, Freddie Bray, David Forman, Martyn Plummer
The Lancet Oncology, Early Online Publication, 9 May 2012

Crédit Photo Creative Commons by LoganKrochalis

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