samedi 3 décembre 2016

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Des scientifiques découvrent le secret du régime anti crises épileptiques

Il existe un rémède de “grand-mère” pour lutter contre les crises d’épilepsies, avoir un régime riche en graisses et pauvre en sucres. Des équipes de scientifiques de l’institut Dana-Farber contre le Cancer et de la faculté de médecine de Harvard ont mis à jour la biologie qui se cachait derrière ce remède anti-épileptique. Un des chercheurs de l’équipe, Gary Yellen, professeur de Neurobiologie à Harvard, est lui même épileptique et sa femme lui a imposé ce régime.

Les résultats de leur étude publiée dans la revue américaine Neuron, suggère que la prévention des crises d’épilepsie repose sur une protéine qui modifie le métabolisme cellulaire cérébral. Le trouble épileptique est créé par un flux électrique qui modifie l’activité cérébrale et provoque convulsions, pertes de l’activité motrice et pertes de conscience. Réduire les sucres disponibles pour le cerveau l’oblige à utiliser un dérivé des corps gras, les corps cétoniques.

Les scientifiques ont travaillé avec des souris “épileptiques” . Ils apportent la démonstration qu’une protéine, appellée BAD, qui possède une double fonction dans l’apoptose et le métabolisme du glucose, a des effets réciproques sur le métabolisme du glucose et sur les corps cétonique dans les cellules cérébrales. Des modifications de la protéine BAD, qui réduisent son action sur le métabolisme du glucose produisent une augmentation marquée de l’activité métabolique  des neurones (stimulation des canaux KATP dépendant), et apportent une résistance aux crises épileptiques. Cette résistance aux crises épileptique est supprimée lorsque la protéine BAD est altérée (blocage des canaux KATP dépendants) montrant l’implication de cette protéine et de l’axe métabolique des canaux KATP dans la résistance aux crises épileptiques.

Après la mise en place du régime riche en graisses et pauvre en sucres, les souris ont fait moins de crises d’épilepsie, sauf celles qui avaient une protéine BAD altérée. Selon les chercheurs, modifier la source énergétique des cellules cérébrales les empêchent de se sur activer, réduisant le risque de crises épileptiques. Cette découverte pourrait donner lieu à la recherche d’un médicament.

Source

BAD-Dependent Regulation of Fuel Metabolism and KATPChannel Activity Confers Resistance to Epileptic Seizures
Alfredo Giménez-Cassin, Juan Ramón Martínez-François, Jill K. Fisher, Benjamin Szlyk, Klaudia Pola, Jessica Wiwczar, Geoffrey R. Tanner, Andrew Lutas, Gary Yellen
Neuron  Volume 74, Issue 4, 24 May 2012, Pages 719–730

Crédit Photo Creative Commons by  IsaacMao

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