samedi 1 octobre 2016

Docbuzz

Retrouvez Docbuzz sur Twitter

Docbuzz est aussi sur Facebook

Les enfants nés de pères âgés pourraient vivre plus longtemps

Les enfants nés de pères plus âgés vivront plus longtemps constatent des chercheurs américains dont les travaux sont publiés dans la revue scientifique PNAS, créant un avantage à la paternité tardive pour les futurs nouveaux-nés.

Cette longévité proviendrait selon les scientifiques d’une plus grande protection des gènes grâce à leur télomèreLa durée de la vie est liée à la longueur des télomères, une région hautement répétitive et non codante d’ADN située à l’extrémité des chromosomes et qui enrobe les chromosomes dans un “filet” protecteur. Les télomères ont entre autres fonctions la protection de l’ADN chromosomique. Mais au sein de nos cellules, ils s’altèrent avec l’âge, réduisant d’autant la capacité de mitose cellulaire et donc du renouvellement des cellules. Un télomère court indique une faible durée de vie et s’associe à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.

Cependant, au sein des spermatozoïdes, ces télomères s’allongent avec l’âge. et ce sont ces chromosomes à télomères allongés que les pères plus âgés transmettront à leurs enfants.

Les scientifiques ont pu vérifier cette théorie à partir d’une étude menée chez 1,779 jeunes adultes, chez lesquels ils ont pu évaluer la longueur des télomères en recueillant un peu de leur ADN par une simple prise de sang. Plus les pères de ces jeunes adultes étaient âgés au moment de la conception, plus les télomères de leurs descendants étaient effectivement longs. Cet allongement des télomères était encore plus important si le père avait lui même été conçu par un père plus âgé : le bénéfice est donc cumulatif génération après génération.

Le gain en allongement des télomères, prédit par chaque année où la paternité est retardée, est égal au raccourcissement annuel de ces télomères chez un adulte âgé. Procréer plus tard pourrait donc être, selon les scientifiques, une manière de prolonger la vie de ses enfants et de les protéger des maladies liées à l’âge.

Il reste évidemment à vérifier concrètement cette découverte en suivant une cohorte de population sur beaucoup plus longtemps et en évaluant les bénéfices réels hérités de ces vieux papas.

Source

Delayed paternal age of reproduction in humans is associated with longer telomeres across two generations of descendants
Dan T. A. Eisenberg, M. Geoffrey Hayes, Christopher W. Kuzawa
PNAS Published online before printJune 11, 2012, doi:10.1073/pnas.1202092109PNAS June 11, 2012

Crédit Photo Creative commons by  josefnovak33

Articles sur le même sujet